Le dollar porté par la perspective de voir la Fed serrer la vis sur ses taux

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Vers 12h25, le dollar prend 0,29% à la monnaie européenne, à 1,1468 dollar pour un euro et 0,43% face à la livre britannique, à 1,3236 dollar.

Le cours du dollar continue de monter jeudi, après un bond mercredi en fin de séance, le marché estimant qu’il est désormais plus probable que la Réserve fédérale américaine (Fed) durcisse sa politique monétaire d’ici la fin de l’année face à l’inflation.

Vers 10H25 GMT (12H25 à Paris) le dollar prenait 0,29% à la monnaie européenne, à 1,1468 dollar pour un euro et 0,43% face à la livre britannique, à 1,3236 dollar.

Mercredi, la banque centrale américaine a sans surprise décidé de ne pas toucher à ses taux d’intérêt, se situant entre 3,50% et 3,75% depuis décembre.

Mais les marchés financiers ont en revanche été pris au dépourvu par ses prévisions, qui indiquent qu’un relèvement des taux pourrait intervenir d’ici à la fin de l’année.

Le nouveau patron de la Fed Kevin Warsh a pris soin de ne pas s’étendre sur la possibilité d’une hausse - il dit ne pas croire aux prévisions économiques.

Mais il a d’emblée tenu à rassurer ceux qui pouvaient en douter: la Fed ne laissera pas l’inflation déraper sous sa présidence.

Le ton offensif adopté face aux hausses de prix «ne devrait pas surprendre, mais les exigences du président américain» depuis des mois en faveur d’une baisse des taux avaient «semé le doute à ce sujet», explique Michael Pfister, analyste chez Commerzbank.

Donald Trump avait maintes fois critiqué l’ancien président de la Fed Jerome Powell, et espérait une politique monétaire plus accommodante en y plaçant un nouveau président.

«Warsh avait lui?même indiqué que l’objectif d’inflation pourrait devoir être ajusté», précise M. Pfister.

Le comité de politique monétaire «ramènera la stabilité des prix», a néanmoins assuré Kevin Warsh mercredi.

Ailleurs, la Banque nationale suisse (BNS) et la banque centrale norvégienne ont elles aussi laissé leurs taux directeurs inchangés jeudi, à respectivement 0% et 4,25%.

«La Banque nationale suisse reste dans une position relativement confortable, sans doute plus que la plupart des autres banques centrales», estime Charlotte de Montpellier, analyste chez ING, avec notamment une «inflation plus faible en Suisse que dans les autres économies».

Le statu quo est aussi attendu par les analystes plus tard jeudi de la part de la Banque d’Angleterre (BoE).

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