Le dollar stable malgré l’éventualité d’un accord de paix au Moyen-Orient

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Vers 12h10, le billet vert lâche 0,04% à la monnaie unique européenne, à 1,1583 dollar pour un euro, et à peine 0,01% à la livre.

Le dollar stagne vendredi, après avoir reculé jeudi suite à l’accord brandi par Donald Trump jeudi pour mettre fin à la guerre avec l’Iran, les investisseurs faisant preuve de prudence sur la suite des évènements.

«Reste à savoir si les Iraniens veulent tenir bon en attendant de meilleures conditions», et il faut s’attendre «à ce que le dollar soit chahuté aujourd’hui au gré du flux et du reflux des informations» dévoilées, estime Chris Turner, analyste chez ING.

L’agence de presse iranienne officielle Irna a affirmé vendredi que Téhéran ne renoncerait pas au contrôle du stratégique détroit d’Ormuz aux termes du projet d’accord-cadre dont le président américain avait annoncé la signature dès «ce week-end».

L’annonce de Donald Trump a initialement fait tomber jeudi les cours du pétrole et du dollar de concert. La devise américaine sert en effet à acheter des produits pétroliers et a aussi bénéficié de la relative indépendance des Etats-Unis par rapport au Golfe pour leurs importations d’or noir.

Vers 12h10, le billet vert lâchait 0,04% à la monnaie unique européenne, à 1,1583 dollar pour un euro, et à peine 0,01% à la livre.

Malgré la récente publication d’indicateurs montrant une accélération de l’inflation des consommateurs et des producteurs en mai aux Etats-Unis, un des facteurs de soutien au dollar, la hausse des taux d’intérêts américains, pourrait s’atténuer avec la perspective d’un retour au calme.

Les acteurs du marché ont en effet déplacé leurs paris sur un rehaussement d’un quart de point de pourcentage des taux directeurs de la Réserve fédérale (Fed) de décembre au premier trimestre 2027, constate Patrick Munnelly, de Tickmill.

«Si la prime de risque sur le pétrole s’estompe, les conséquences inflationnistes du conflit paraissent moins menaçantes et la Fed a moins de raisons de réagir de manière préventive aux pressions sur les prix liées à l’énergie», explique l’analyste.

La Banque centrale européenne (BCE) a elle déjà remonté jeudi son taux de dépôt, qui fait référence, d’un quart de point, à 2,25%, après être resté inchangé depuis juillet 2025.

Mais «ni le communiqué de politique monétaire ni la conférence de presse de la présidente Lagarde n’ont donné beaucoup d’indications sur le calendrier ou l’ampleur d’un éventuel resserrement supplémentaire», souligne Jonas Goltermann, de Capital Economics.

L’analyste s’attend aussi à ce que cette hausse ne soit que de courte durée avant que la BCE ne fasse marche arrière, autant de facteurs qui ne contribuent pas à soutenir l’euro.

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