Le dollar baisse après l’arrêt annoncé des frappes iraniennes contre Israël

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Vers 14h40, le billet vert perd 0,13% face à la monnaie unique européenne à 1,1538 dollar pour un euro, et le Dollar Index cède 0,15% à 99,916 points.

Le cours du dollar se replie lundi, plombé par le ralentissement des cours du pétrole après l’annonce de l’arrêt des frappes iraniennes contre Israël, qui limite les craintes de nouvel embrasement dans la guerre au Moyen-Orient.

Vers 14H40, le billet vert perdait 0,13% face à la monnaie unique européenne à 1,1538 dollar pour un euro, et le Dollar Index qui compare la monnaie américaine à un panier d’autres grandes devises, cédait 0,15% à 99,916 points.

Dans la matinée, les échanges de frappes directes entre Israël et l’Iran avaient fait bondir le cours du pétrole.

Mais les forces armées iraniennes ont ensuite annoncé «la cessation de l’opération», faisant ralentir les cours du pétrole malgré la menace de représailles plus fortes en cas de nouvelles frappes israéliennes sur le Liban.

Or, l’or noir étant libellé en dollar, les acteurs étrangers doivent échanger davantage de leur monnaie pour se procurer le même volume de pétrole quand le prix monte et moins quand il descend, expliquant le changement de tendance de la monnaie américaine lundi.

Par ailleurs, le dollar était fortement monté vendredi après un rapport sur l’emploi très favorable aux Etats-Unis.

Selon le rapport officiel sur l’état du marché du travail, 172.000 créations nettes d’emplois ont été enregistrées en mai aux États-Unis, le double de ce qu’attendaient les analystes.

«L’économie mondiale subit un choc d’inflation» à cause de la hausse des prix des hydrocarbures, et Washington est particulièrement susceptible de rentrer dans un cycle inflationniste car son économie dépasse les attentes «à la fois en matière de créations d’emplois et de PIB», souligne Kathleen Brooks, analyste chez XTB.

Le marché estime qu’»il y a désormais 50% de probabilité que la Fed relève ses taux d’ici la fin de l’année», explique l’analyste.

C’est un revirement important par rapport aux mois précédents, notamment avant le début de la guerre au Moyen-Orient, où le marché s’attendait à des baisses de taux de la part de la banque centrale américaine.

Les cambistes attendent aussi la prochaine décision de la Banque centrale européenne (BCE), lors de sa réunion jeudi.

«La BCE va adopter un ton offensif» et remonter ses taux, selon Chris Turner, analyste chez ING.

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