Le dollar s’enfonce après l’annonce de l’accord entre Téhéran et Washington

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Vers 12h50, le billet vert perd 0,37% face à la monnaie unique européenne, à 1,1612 dollar pour un euro, et 0,17% face à la livre.

Le dollar recule de concert avec les cours du pétrole lundi, les investisseurs se montrant rassurés par l’annonce d’un accord entre Washington et Téhéran, qui prévoit une reprise des flux pétroliers dans le détroit d’Ormuz.

Le billet vert avait jusqu’ici profité de l’envolée des prix de l’or noir, en tant que devise permettant de le négocier, d’autant que les Etats-Unis demeurent moins dépendants du Golfe pour leur importations d’hydrocarbures que d’autres pays.

Aussi après l’annonce, le dollar faiblit, «les investisseurs se détournant des valeurs refuges», tandis que le bitcoin, actif réputé plus volatil, s’envole (de plus de 3,6%, ndlr), résume Patrick Munnelly, analyste chez Tickmill.

Vers 10H50 GMT (12H50 à Paris), le billet vert perdait 0,37% face à la monnaie unique européenne, à 1,1612 dollar pour un euro, et 0,17% face à la livre.

Reste à savoir «la rapidité avec laquelle» le détroit d’Ormuz sera rouvert, et si cela sera le cas «de manière durable, ou si les marchés devront compter avec des fermetures temporaires répétées chaque fois que de nouvelles négociations piétineront», souligne Thu Lan Nguyen, de Commerzbank.

Selon l’analyste, cette «prudence» des marchés à «ne pas s’enthousiasmer trop tôt» justifie que le dollar ne plonge pas davantage.

L’or grimpait de 2,85% à 4.339,80 dollars l’once, car le reflux des prix de l’énergie présage d’un apaisement de l’inflation, et réduit les attentes en matière de rehaussement des taux américains, le marché laissant cependant encore la porte ouverte à une hausse d’ici décembre, souligne M. Munnelly.

La Réserve fédérale (Fed) devrait laisser ses taux directeurs inchangés mercredi, à l’issue de deux jours de réunion, la première sous la présidence de Kevin Warsh, dont Donald Trump attend des taux d’intérêt plus bas.

Un statu quo est aussi escompté du côté Banque d’Angleterre (BoE) qui rendra son verdict en matière de politique monétaire jeudi, après la récente hausse de taux de la Banque centrale européenne (BCE).

«Un accord pourrait également déclencher un rebond des devises asiatiques qui ont été fortement pénalisées par le conflit, telles que la roupie indonésienne (qui regagnait déjà 0,85% lundi, ndlr), le won sud-coréen, le baht thaïlandais et la roupie indienne», estime en outre Lee Hardman, analyste chez MUFG.

Les acteurs du marché s’attendent à ce que la Banque du Japon (BoJ), qui a entamé sa réunion lundi, remonte son taux directeur d’un quart de point de pourcentage mardi.

Sont aussi attendues les décisions de la banque centrale de Suède (Riksbank) mercredi, suivie de la Banque nationale suisse (BNS) et de la Norges Bank norvégienne jeudi.

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