Le dollar se replie, entre chute du pétrole et vigilance avant la Fed

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Vers 19h50, le billet vert perd 0,19% face à la monnaie unique européenne, à 1,1612 dollar pour un euro, et lâche 0,11% face à la devise britannique, à 1,3428 dollar pour une livre sterling.

Le dollar recule légèrement mardi, toujours affaibli par la chute des prix du pétrole après l’annonce d’un accord au Moyen-Orient, sur fond d’attentisme au premier jour de la réunion de la banque centrale américaine (Fed).

Vers 17H50 GMT, le billet vert perdait 0,19% face à la monnaie unique européenne, à 1,1612 dollar pour un euro, et lâchait 0,11% face à la devise britannique, à 1,3428 dollar pour une livre sterling.

«La détente entre les États-Unis et l’Iran reste au centre de l’attention des marchés, ce qui stimule globalement l’appétit pour le risque et pèse sur les cours de l’énergie», expliquent les analystes de Scotiabank.

La baisse des prix du brut se poursuivaient mardi, portés par la perspective de la réouverture du détroit d’Ormuz après l’accord annoncé dimanche entre Washington et Téhéran.

Un cinquième du pétrole mondial transite en temps normal par ce passage maritime stratégique, bloqué par l’Iran depuis le début du conflit fin février.

Or, l’or noir étant libellé dans la devise américaine, quand les prix du brut se replient, pour un même volume acheté, il n’y a pas besoin d’échanger autant de sa propre monnaie en dollar.

«Les fluctuations restent toutefois limitées sur le marché avant la décision de la Fed» mercredi, notent les experts de Scotiabank.

Aucun suspense n’entoure la politique monétaire en elle-même: un statu quo sur les taux est attendu, le quatrième de suite. Ils sont entre 3,50% et 3,75% depuis décembre.

Mais les premiers pas de Kevin Warsh, nouveau président de l’institution monétaire, seront suivis de près, alors que Donald Trump attend de lui des taux plus bas malgré le dérapage de l’inflation.

«Les investisseurs veulent avant tout savoir comment il se positionnera», explique à l’AFP Steve Sosnick, analyste à Interactive Brokers.

La Banque du Japon (BoJ) a de son côté relevé mardi son taux directeur à 1%, au plus haut niveau depuis plus de trois décennies, en vue d’endiguer l’affaiblissement du yen et l’inflation nourrie par la guerre.

Le yen reste toutefois quasiment stable face au dollar, la décision étant «largement attendue», résume Marc Chandler, analyste chez Bannockburn Capital Markets.

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