Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a défendu mardi l’usage des droits de douane, assurant qu’ils étaient «essentiels» à la réalisation de la politique économique voulue par le président américain Donald Trump, en apportant les revenus fiscaux nécessaires.
S’exprimant après avoir rencontré son homologue australien, Jim Chalmers, à Washington, M. Bessent a notamment souligné que les droits de douane peuvent être «une source de revenus importante pour le gouvernement, qui permettra de financer des investissements».
Mais ils doivent également servir «à corriger et gérer les déséquilibres internes dans d’autres domaines économiques», en ajustant la demande des consommateurs américains avec une hausse des prix.
Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a annoncé une série de droits de douane sur un nombre grandissant de secteurs, de l’aciérie à la sylviculture, et visant des pays plus précisément, à commencer par la Chine, le Canada et le Mexique.
Il a également milité pour la mise en place de «droits de douane réciproques», qui vise à taxer les produits entrant aux Etats-Unis en provenance d’un pays au même niveau que le sont les produits américains exportés dans ce pays.
Pour l’heure cependant, seule une hausse de 10% des droits de douane sur les produits chinois est réellement entrée en vigueur, les autres mesures ayant été retardées ou devant devenir effectives dans les prochaines semaines.
La Chine «a vraiment besoin de plus de consommation interne» et moins d’exportation, a d’ailleurs estimé le secrétaire au Trésor, soulignant que les Etats-Unis ne devaient pas servir à écouler la surproduction en provenance de l’Empire du Milieu.
«Nous devons nous battre et leur dire qu’ils ne peuvent pas exporter leur déflation dans le reste du monde», a-t-il insisté.
M. Bessent a également défendu l’action de la Commission pour l’efficacité gouvernementale (DOGE), dont la figure de proue est le milliardaire Elon Musk, estimant qu’il existe «du gaspillage» des dépenses publiques, assurant néanmoins que le DOGE n’était pas «le département de l’élimination du gouvernement».
Réduire la taille de l’administration publique doit permettre de «reprivatiser l’économie», a-t-il ajouté, rappelant que la croissance de l’emploi durant les quatre dernières années était principalement due aux emplois publics.