Le won sud-coréen se renforce jeudi, après que sa banque centrale a augmenté son taux pour la première fois en plus de trois ans, tandis que le dollar stagne faute de nouveau développement au Moyen-Orient.
Sur fond d’inflation persistante dans le pays, la Banque de Corée (BOK) a remonté son taux de référence, passant de 2,5% à 2,75%.
«Le ton ferme adopté aujourd’hui (jeudi, ndlr) par la banque centrale dans sa communication» laisse en outre présager «de nouvelles hausses dans les mois à venir», estime Gareth Leather, analyste chez Capital Economics.
Vers 10H55 GMT (12H55 à Paris), la monnaie sud-coréenne progressait de 0,54% face au billet vert, à 1477,90 wons pour un dollar.
Le Dollar index, qui compare la devise américaine à un panier d’autres grandes monnaies, marquait une pause (+0,06%), à 100,550 points, après avoir perdu 0,43% la veille.
Mercredi, la devise américaine avait pâti d’un indicateur d’inflation des producteurs en juin corroborant celui des consommateurs dévoilé mardi, et pointant vers un ralentissement de la hausse des prix aux Etats-Unis.
Dans ce contexte, les opérateurs observeront les derniers chiffres des ventes au détail en juin publiés plus tard dans la séance.
Téhéran et Washington continuent en parallèle d’échanger des frappes et le trafic maritime a largement ralenti dans le détroit d’Ormuz, artère stratégique dans le commerce d’hydrocarbures, depuis la reprise des hostilités le 7 juillet entre les deux belligérants.
La devise britannique se repliait elle de 0,25% face au billet vert, à 1,3505 dollar.
La livre relâche en fait une partie des gains engrangés mercredi, lorsqu’elle avait pris jusqu’à 1,25%, dopée par des informations de presse faisant état de la nomination prochaine de l’actuelle ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood aux Finances dans le gouvernement du futur Premier ministre Andy Bunrham.
«Il semble fort probable que Burnham ait été dûment informé des préoccupations des marchés», «et plus précisément du fait que la nomination d’Ed Miliband risquait de susciter l’inquiétude en raison de son positionnement» plus à gauche, résume Jane Foley, de Rabobank, interrogée par l’AFP.
Si Mme Mahmood venait à être confirmée, sa nomination constituerait «un soulagement» pour les acteurs du marché, qui pourraient «accorder à Burnham une +période de grâce+» temporaire, estime l’analyste.