La livre en petite hausse après la démission de Starmer

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Vers 20h15, la devise britannique prend 0,10% au billet vert, à 1,3245 dollar pour une livre et gagne 0,44% face à la monnaie unique européenne, à 1,1588 livre pour un euro.

La livre sterling avançait légèrement lundi, après l’annonce de la démission du premier ministre britannique Keir Starmer, tandis que le dollar continuait de progresser face aux perspectives de resserrement monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed).

Vers 18H15 GMT, la devise britannique prenait 0,10% au billet vert, à 1,3245 dollar pour une livre et gagnait 0,44% face à la monnaie unique européenne, à 1,1588 livre pour un euro.

«L’évolution des cours à court terme laisse entrevoir un léger soulagement en réaction à la démission de Keir Starmer», observent les analystes de Scotiabank.

Andy Burnham, populaire maire du Grand Manchester et grand favori pour succéder à Keir Starmer, doit être officiellement investi député lundi. Une étape indispensable pour prétendre à la direction du parti travailliste puis prendre la tête du gouvernement.

M. Burnham «s’est engagé à respecter les règles budgétaires du gouvernement», calmant les inquiétudes des marchés sur un potentiel virage politique coûteux et financé par l’emprunt, relève Lee Hardman, de MUFG.

En parallèle, le Dollar index - qui compare la monnaie américaine à un panier d’autres grandes devises - prenait 0,15% à 101,00 points, évoluant autour de ses plus hauts niveaux depuis mai 2025.

Il profite encore du ton offensif adopté par la banque centrale américaine mercredi: l’institution a laissé ses taux directeurs inchangés, mais laissé entendre qu’un resserrement monétaire pourrait intervenir d’ici à la fin de l’année face à l’accélération de l’inflation.

«Il s’agit d’un changement significatif par rapport à la réunion de mars, lors de laquelle aucun membre ne prévoyait de hausse des taux», note Adam Turnquist, analyste chez LPL Financial.

Dans ce contexte, les cambistes se préparent à accueillir jeudi une série de données économiques, dont l’indice PCE pour le mois de mai - jauge d’inflation privilégiée par la Fed.

«Les signaux contradictoires concernant les négociations en cours entre les États-Unis et l’Iran soutiennent également le dollar, l’incertitude géopolitique contribuant à susciter une demande pour les valeurs refuges», souligne M. Turnquist.

La force du dollar pèse aussi sur le yen, qui a déjà baissé à son plus bas depuis l’été 2024 et flirte avec des niveaux plus vus depuis environ 40 ans.

«Bien que la Banque du Japon ait récemment relevé ses taux à 1%, cela n’a guère contribué à enrayer la faiblesse du yen», pointent les analystes de Sucden Financial.

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