Le dollar s’accroche à ses gains après la Fed

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Vers 13h, le dollar reste stable (-0,03%) face à la monnaie européenne, à 1,1462 dollar pour un euro.

Le dollar stagne vendredi, conservant ses gains engrangés après la réunion de la Réserve fédérale (Fed) mercredi, mais hésite sur la marche à suivre face aux doutes qui pointent sur l’accord entre Téhéran et Washington.

Vers 10H55 GMT (12H55 à Paris), le dollar restait stable (-0,03%) face à la monnaie européenne, à 1,1462 dollar pour un euro.

Les responsables monétaires américains ont laissé les taux directeurs inchangés mercredi, mais suggérés, via leurs prévisions, qu’un resserrement monétaire pourrait intervenir d’ici à la fin de l’année face à l’accélération de l’inflation.

«A court terme, le dollar bénéficie encore un peu de l’enthousiasme post-Fed», estime Francesco Pesole, d’ING.

Cette perspective plombe en revanche l’or, valeur refuge concurrente du billet vert, qui perdait 1,41% à 4150,60 dollars l’once.

Signé mercredi, le protocole d’accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient «retire un argument haussier en faveur du billet vert», qui profitait jusqu’ici de l’envolée des prix de l’énergie, souligne cependant l’analyste.

Sauf que cet accord a été conditionné par l’Iran à un cessez-le-feu y compris au Liban. Or des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait 18 morts dans la nuit, selon les autorités libanaises, et l’armée israélienne a fait état de la mort de quatre de ses soldats.

En parallèle, le gouvernement suisse a annoncé le report sine die des négociations prévues vendredi, censées donner le coup d’envoi à un processus de 60 jours pour régler le sujet central du nucléaire.

Au Royaume-Uni, le principal rival du Premier ministre Keir Starmer au sein du parti travailliste, Andy Burnham, s’est fait élire vendredi député à une large majorité lors d’une législative partielle dans la circonscription de Makerfield, proche de Manchester. Il peut désormais briguer ouvertement la direction du Labour.

Les marchés craignent «une longue course à la direction et une période de paralysie politique» si Starmer refuse de démissionner, ou que Burnham «mette en oeuvre des politiques susceptibles» nuisant aux finances publiques, résume Matthew Ryan, d’Ebury.

Or les emprunts du gouvernement britannique -la différence entre les dépenses et les recettes totales du secteur public- se sont déjà élevés à 23,3 milliards de livres sterling en mai d’après des chiffres officiels dévoilés vendredi, soit 5,6 milliards de plus que les prévisions économiques officielles.

Cependant, «l’issue du vote (de Makerfield, ndlr) était largement intégrée dans les cours», avance l’analyste pour expliquer la vigueur de la livre, qui progressait de 0,17% face au billet vert, à 1,3229 dollar.

Il souligne aussi le récent engagement de M. Burnham à respecter les règles budgétaires actuelles, qui a rassuré les marchés.

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