La livre s’envole avec la perspective d’une nouvelle ministre des Finances

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Vers 19h45, la devise britannique gagne 1,15% face au billet vert, à 1,3544 dollar pour une livre et progresse de 0,72% face à la monnaie unique européenne, à 1,1809 euro pour une livre.

La livre sterling décolle mercredi face aux grandes monnaies, portée par des informations de presse évoquant la possible nomination de l’actuelle ministre de l’Intérieur britannique, Shabana Mahmood, aux Finances, une perspective accueillie favorablement par les marchés.

Vers 17H45 GMT, la devise britannique gagnait 1,15% face au billet vert, à 1,3544 dollar pour une livre et progressait de 0,72% face à la monnaie unique européenne, à 1,1809 euro pour une livre.

Le Financial Times rapporte mercredi que Mme Mahmood deviendra la prochaine Chancelière de l’Echiquier (le titre officiel du poste), citant trois personnes informées des intentions du futur premier ministre Andy Burnham.

Le choix du ministre des Finances «a une grande incidence sur le marché des changes», explique à l’AFP Marc Chandler, analyste de Bannockburn Capital Markets.

Et Mme Mahmood «est réputée mesurée, pragmatique et rigoureuse en matière de budget», ce qui «pourrait être bien accueilli par (les cambistes), qui s’inquiétaient des emprunts et des dépenses sous le gouvernement Burnham», estime Rachel Vahey, analyste chez AJ Bell.

Son profil est jugé plus rassurant que celui de l’ancien chef du Labour de 2010 à 2015, Ed Miliband, longtemps favori et qui pourrait finalement hériter des Affaires étrangères.

La devise britannique «profite également d’un dollar faible» face à «des chiffres d’inflation inférieurs aux prévisions» aux Etats-Unis, note Marc Chandler.

Publié mercredi, l’indice des prix à la production (PPI) a ralenti en juin, à 5,5% sur un an, grâce au recul du coût de l’énergie sur la période, contre 6% en mai.

Ce signal rassurant vient s’ajouter à celui côté consommateurs dévoilé mardi, l’indice des prix à la consommation (CPI), qui s’est replié plus que prévu, à 3,5% sur un an en juin.

Les chances que la Réserve fédérale (Fed) resserre ses taux directeurs lors de sa prochaine réunion à la fin du mois sont passées à environ 10%, contre moins de 15% avant la publication du PPI, et approximativement 30% la semaine passée, selon l’outil de veille CME FedWatch.

La hausse des taux d’intérêt d’une banque centrale est de nature à soutenir sa monnaie.

Cependant, les bons chiffres d’inflation en juin ne signifient pas que «mission accomplie, tout roule», a tempéré le nouveau président de la banque centrale américaine Kevin Warsh, auditionné au Congrès mardi.

Aussi, les investisseurs envisagent toujours une ou deux hausses des taux américains cette année, notamment en raison de la reprise des hostilités au Moyen-Orient qui a dopé les prix de l’énergie, résume Chris Turner, analyste chez ING.

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