L’Allemagne va contracter 180 milliards de nouvelles dettes en 2021

AWP

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Ce budget prévoit un total de 179,8 milliards d’euros de nouvelles dettes pour 2021, et 498,6 milliards d’euros de dépenses publiques.

L’Allemagne va finalement s’endetter à hauteur de 180 milliards d’euros (194,5 milliards de francs) en 2021, en raison de la seconde vague de Covid-19, qui l’a poussée à prolonger ses restrictions jusqu’en janvier, selon le budget annuel approuvé en commission des Finances du Bundestag vendredi.

Adopté tôt dans la matinée, après 17 heures de discussions, ce budget prévoit un total de 179,8 milliards d’euros de nouvelles dettes pour 2021, et 498,6 milliards d’euros de dépenses publiques, selon le document définitif, consulté par l’AFP.

L’Allemagne va emprunter près de 84 milliards d’euros de plus que ce que prévoyait le ministère des Finances en septembre, avant l’arrivée de la seconde vague de Covid-19.

L’Allemagne a pris début novembre de nouvelles restrictions, fermant notamment bars, hôtels, et lieux culturels et de loisirs, qui plombent l’économie.

Et la chancelière Angela Merkel a annoncé mercredi le prolongement de ces mesures jusqu’en janvier, face à une situation sanitaire toujours préoccupante.

En conséquence, Berlin a prolongé pour un mois les aides d’urgence mises en place en novembre pour soutenir les entreprises les plus touchées par ces restrictions, qui plombent le budget fédéral.

Les aides directes aux PME et le chômage partiel vont de leur côté être versées jusqu’à l’an prochain.

Le Bundestag doit désormais se réunir à partir du 7 décembre en plénière pour approuver ce budget.

Celui-ci dérogera une nouvelle fois à la sacro-sainte règle du «frein à l’endettement», inscrit dans la Constitution allemande, interdisant au gouvernement fédéral d’emprunter chaque année plus de 0,35% de son PIB.

Berlin avait déjà contracté un montant record de 217,8 milliards d’euros en 2020, en raison de la crise.

Mais de plus en plus de voix se lèvent dans le pays pour un retour progressif au respect de cette règle, au sein même de la coalition au pouvoir.

«Il n’est pas acceptable à long terme que les États échappent à leur responsabilité financière», a prévenu Eckhardt Rehberg, porte-parole de la CDU (chrétien-démocrate) à la Commission des finances.

Le gouvernement assure que son objectif est de revenir à ses règles constitutionnelles dès 2022.

Berlin anticipe une récession de 5,5% en 2020, avant une reprise de l’activité de 4,4% en 2021 et de 2,5% en 2022, soit un retour à la dynamique «d’avant crise».

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