Le dollar s’affiche en léger recul mercredi, les investisseurs conservant leur optimisme sur l’évolution de la situation au Moyen-Orient malgré un nouvel embrasement régional, et restant prudents avant la publication d’un indicateur d’inflation américain.
En attendant, vers 09H30 GMT (11H30 à Paris), le billet vert lâchait 0,08% à la monnaie unique européenne, à 1,1553 dollar pour un euro, et 0,05% à la livre.
«La réaction initiale des marchés à la reprise des frappes militaires entre l’Iran et les États-Unis a été relativement modérée, ce qui suggère une confiance dans le fait que les retombées resteront limitées», tempèrent Lee Hardman et Abdul-Ahad Lockhart, analystes chez MUFG.
Le président américain Donald Trump avait assuré mardi matin être proche d’un «très, très bon accord» pour mettre fin aux hostilités ouvertes le 28 février, évoquant un délai de «deux à trois jours».
Mais cet optimisme a été douché plus tard dans la journée quand il a annoncé qu’un hélicoptère américain Apache avait été abattu par l’Iran et promis une réponse appropriée.
L’Iran a annoncé mercredi avoir visé des bases américaines du Golfe en représailles à des frappes de Washington contre des cibles iraniennes le long du détroit d’Ormuz.
Escompté plus tard dans la séance, l’indice des prix à la consommation (CPI) pour mai aux Etats-Unis devrait grimper à 4,2% sur un an, contre 3,8% en avril, d’après le consensus des analystes respectivement sondés par Bloomberg et Marketwatch.
«Même le nouveau président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Kevin Warsh, qui est enclin à baisser les taux», ne pourra le faire «si l’inflation dépasse les 4%», estime Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote.
Pour les marchés, «la probabilité d’un relèvement des taux américains dès octobre est à peu près équivalente à celle d’un jeu de pile ou face», note l’analyste.
L’indice des prix à la production (PPI) américain de mai est lui prévu jeudi, également jour de l’annonce de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE), qui s’apprête à rehausser son propre taux directeur.
L’or chutait pour sa part de 2,22%, à 4.165,90 dollars l’once, car «la perspective d’un revirement de la Fed vers une politique monétaire plus restrictive pèse désormais plus lourdement sur son cours», analyse pour sa part Patrick Munnelly, de Tickmill.