Le dollar évolue en baisse mardi, le marché pariant toujours sur un rapprochement diplomatique entre les Etats-Unis et l’Iran, malgré de nouvelles menaces de Donald Trump envers Téhéran.
Vers 18H30 GMT, le billet vert perdait 0,13% face à la monnaie unique européenne, à 1,1547 dollar pour un euro, et lâchait 0,32% face à la devise britannique, à 1,3382 dollar pour une livre sterling.
Le président américain a promis mardi de «répliquer» après avoir annoncé que «les Iraniens avaient abattu» un hélicoptère américain près du détroit d’Ormuz, faisant craindre une brusque remontée des tensions entre les deux pays.
Pris de court dans un premier temps, les marchés ont rapidement relativisé ces déclarations.
Comme en début de séance, les cambistes semblaient toujours parier vers 18H30 GMT sur un accord entre Washington et Téhéran pour tenter d’enrayer le conflit au Moyen-Orient.
Quelques heures avant ses dernières menaces, Donald Trump avait en effet affirmé que la diplomatie américaine était «dans les derniers efforts de ce qui va être un très, très bon accord» pour mettre fin aux hostilités, évoquant un délai de «deux à trois jours» pour qu’il soit conclu.
Ces espoirs font aussi baisser les cours du pétrole mardi.
Or, l’or noir étant libellé dans la devise américaine, quand les prix du brut se replient, pour un même volume acheté, il n’y a pas besoin d’échanger autant de sa propre monnaie en dollar.
Dans le même temps, le marché garde un oeil sur l’orientation future des politiques monétaires des grandes banques centrales.
«Les investisseurs continuent de réajuster leurs anticipations en tablant sur une Réserve fédérale américaine qui devrait maintenir une politique restrictive plus longtemps», a noté Kevin Ford, analyste de Convera.
Une hausse des taux serait de nature à soutenir la monnaie américaine.
Les cambistes seront donc attentifs mercredi à la publication de l’indice des prix à la consommation (CPI) pour mai aux Etats-Unis, puis celui des prix à la production (PPI) jeudi.
La Banque centrale européenne (BCE) rendra, elle, sa décision de politique monétaire jeudi.