Aux Etats-Unis, les données récentes témoignent d’une reprise modérée mais inégale.
L’indice des prix à la consommation a affiché une hausse supérieure aux anticipations, renforçant les inquiétudes quant à une inflation qui persiste et pousse les investisseurs à revoir leurs attentes de baisse de taux de la Réserve fédérale (Fed).
Paradoxalement, la croissance de la production industrielle et les chiffres robustes du marché de l’emploi indiquent une économie capable de générer de la dynamique même en période d’incertitude.
Ainsi, les prix à la consommation ont accéléré en janvier de 0,5%, pour le quatrième mois d’affilé, affichant une croissance annuelle de 3%. L’inflation sous-jacente, hors prix volatils, ressort, elle, à 3,3% en rythme annualisé.
Côté production, les prix de gros ont décéléré à 0,4%, contre 0,5% en décembre. La production industrielle a progressé de +0,3% en janvier, alors que les ventes au détail ont nettement baissé, -0,9%, marquant une dépréciation surprise de la consommation.
Sur le plan diplomatique, le Président américain a intensifié les discussions avec la Russie et l’Ukraine en vue d’un règlement du conflit, entraînant une baisse des prix du pétrole et un flux acheteur sur les marchés actions européens. Il a également annoncé une nouvelle vague de droits de douane sur l’acier et l’aluminium, en plus d’un décret de réciprocité.
Les marchés actions américains fluctuent donc entre optimisme et crainte d’un resserrement monétaire au gré des débats sur la politique fiscale et commerciale, ce qui alimente la volatilité.
Les disparités régionales s’intensifient
Dans la zone euro, les indicateurs économiques présentent aussi un tableau contrasté, avec l’Allemagne et la France qui peinent à sortir d’une inertie structurelle. La croissance a été tout juste positive au quatrième trimestre 2024, à +0,1%, amenant la croissance 2024 de la zone à +0,9%.
En Suisse, l’inflation poursuit sa contraction, -0,1% en janvier, alors que les prix à la production sont restés stables. La conjoncture helvétique se distingue par sa stabilité relative et sa résilience, ce qui instaure un climat d’investissement rassurant.
En définitive, l’environnement économique reste complexe, avec des tensions inflationnistes, des défis structurels et des ajustements politiques. Les investisseurs adaptent leurs stratégies aux grés des annonces et les disparités régionales s’intensifient.
Le S&P500 termine la semaine en hausse de 1,47%, le Nasdaq de 2,90%, et le Stoxx Europe 600 gagne encore 1,78%.
L’essentiel en bref