Moody’s récompense le désendettement de Glencore

AWP

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La note de crédit du géant suisse du négoce des matières premières est relevée d’un cran.

L’agence de notation Moody’s a relevé d’un cran lundi la note de Glencore, estimant que le géant suisse du négoce des matières premières peut résister à un nouvel épisode de la volatilité des cours, même si des risques persistent, notamment sur l’environnement.

Moody’s lui a attribué la note Baa1, avec une perspective stable, prenant acte des efforts de désendettement qui lui ont permis de redresser ses performances financières.

A l’automne 2015, en pleine dégringolade des cours des métaux, le groupe suisse avait lancé une cure drastique de désendettement, qui l’avait entre autres amené à suspendre ses dividendes, vendre des actifs et imposer des coupes dans la production. En l’espace de deux ans, il était parvenu à diviser par deux sa dette.

«Les coûts de production durablement bas et les niveaux de dettes réduits ont accru la résistance de l’entreprise à la volatilité des prix des matières premières», a fait valoir l’agence de notation dans un communiqué.

Si elle s’attend à une baisse de son résultat brut d’exploitation cette année au regard de l’évolution récente des cours du cuivre, du zinc et du charbon thermique, les flux de trésorerie devraient rester positifs, justifiant sa notation.

Glencore s’appuie sur un portefeuille de matières premières diversifié et, à la différence d’autres groupes miniers, dispose de surcroît d’un pan d’activités dédié au négoce, ce qui lui permet de mieux faire face à la volatilité des cours que des concurrents axés uniquement sur l’extraction minière.

La revalorisation de sa note de crédit reste cependant freinée par les questions de gouvernance mais aussi d’environnement, a nuancé Moody’s.

Glencore a plus investi que ses concurrents dans des «zones risquées» comme la République démocratique du Congo ou la Zambie et dans des matières vulnérables au contexte de transition énergétique, à l’instar du charbon, détaille l’agence de notation.

S’y ajoutent les enquêtes pour soupçons de corruption du Département américain de la Justice et de la Commission de contrôle des marchés à terme concernant ses activités en République démocratique du Congo, au Nigeria et au Venezuela.

Compte tenu de ces risques, sa notation va probablement se maintenir à Baa1, même si ses paramètres financiers s’améliorent de manière substantielle, a insisté Moody’s.

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