Les consommateurs restent très déprimés

AWP

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La situation ne devrait guère s’améliorer, avec des attentes moroses tant pour la conjoncture que sur le front de l’emploi.

Les consommateurs suisses demeurent toujours très déprimés face à la pandémie de coronavirus et aux incertitudes économiques qu’elle génère. La situation ne devrait guère s’améliorer, avec des attentes moroses tant pour la conjoncture, les finances des ménages que sur le front de l’emploi.

L’indice du climat de consommation, compilé et publié jeudi par le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco), s’affichait en négatif de 14,6 points en janvier, en net repli de 1,6 point comparé à octobre. Ce baromètre avait enregistré un creux historique en avril à -39,3 points, au plus fort de la première vague de Covid-19.

Les attentes sur l’évolution de l’économie se sont avérées beaucoup plus pessimistes: après -14 points au dernier pointage en octobre, le sous-indice a chuté à -19 points.

Ce résultat se situe nettement en dessous de sa moyenne pluriannuelle (-5 points). En effet, le moral des consommateurs est sensiblement moins bon que lors de l’enquête d’octobre (-13 points).

Le communiqué précise que l’indice de l’évolution attendue du chômage se trouve à nouveau en légère hausse (115 points) et que l’appréciation de la sécurité de l’emploi est restée aussi mauvaise que lors de la précédente enquête (-123 points). D’une manière générale, ces résultats pointent vers une faible évolution de la conjoncture dans un proche avenir.

Quant à la situation financière des personnes sondées, elle reste elle aussi tendue, constate le Seco. Alors que le sous-indice relatif à la situation financière au cours des 12 derniers mois a quelque peu progressé (-12 points), les attentes des ménages sur l’évolution future de leur propre situation financière se sont à nouveau détériorées (-7 points). Il en résulte que la propension aux grandes acquisitions navigue dans des zones inférieures à la moyenne, le sous-indice en question ressortant à -20 points.

Le Seco en conclut que l’ensemble de ces paramètres laisse augurer «une évolution peu soutenue des dépenses de consommation privées».

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