Le Conseil fédéral ne s’attend pas pour l’instant à ce que la Suisse entre en récession, a indiqué jeudi le ministre de l’Economie Guy Parmelin devant les médias. L’économie helvétique a prouvé à plusieurs reprises qu’elle est résiliente, ses stabilisateurs s’étant révélés efficaces, a-t-il souligné.
Les droits de douane de 31% imposés à la Suisse sont élevés, mais Guy Parmelin a salué l’exclusion des produits pharmaceutiques et de l’or, qui représentent plus de la moitié des exportations helvétiques vers les Etats-Unis. La charge sera toutefois importante pour les secteurs mécanique, horloger ou encore agroalimentaire. Le Vaudois a cité le café torréfié, le chocolat ou le fromage.
La présidente de la Confédération Karin Keller-Sutter et lui ont prévu de se rendre aux Etats-Unis du 20 au 23 avril. L’administration fédérale est déjà en contact et le restera jusque-là avec les autorités américaines.
Celles-ci ont fait savoir qu’elles étaient ouvertes à des accords avec les pays touchés pour réduire les droits de douane. Il s’agit de voir si un terrain d’entente peut être trouvé, selon Guy Parmelin.
Les décisions américaines sont «difficilement compréhensibles», a poursuivi le conseiller fédéral. Les répercussions seront négatives dans les chaînes d’approvisionnement, et «in fine pour les consommateurs» américains.
Les décisions américaines sont également «contre-productives», a-t-il encore souligné. Et de rappeler que les entreprises suisses sont des investisseurs importants aux Etats-Unis, en première position dans le domaine de la recherche et 6e de manière générale. Cela permet de créer un demi-million de postes de travail aux Etats-Unis, selon lui.