Capgemini renonce à des prévisions 2020 après une légère hausse des ventes

AWP

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«Capgemini anticipe un deuxième trimestre 2020 difficile, avant un redressement progressif aux troisième et quatrième trimestres», a indiqué le PDG Paul Hermelin.

Le géant informatique français Capgemini, qui vient d’acheter pour 3,7 milliards d’euros le groupe d’ingénierie Altran, renonce à faire des prévisions financières pour 2020 après avoir maintenu des ventes en hausse de 2,3% au premier trimestre.

Du fait de la crise du coronavirus, Capgemini «anticipe un deuxième trimestre 2020 difficile, avant un redressement progressif aux troisième et quatrième trimestres», a indiqué le PDG Paul Hermelin.

Le groupe a décidé de réduire de quelque 29% son dividende, qui s’établira «à 1,35 euro par action au lieu de 1,90 euro», selon le communiqué.

Capgemini «peut compter sur la résilience renforcée de son modèle économique et sur la demande dans le digital et le cloud qui reste soutenue, la technologie prenant une place encore plus prépondérante dans notre société», selon le communiqué.

Au premier trimestre, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 3,5 milliards d’euros, en hausse de 2,3% à taux de change constants par rapport au même trimestre de l’année 2019 (+3,1% à taux de change courants).

«Ces résultats sont conformes à nos attentes, ce qui est assez remarquable étant donné que nos entités ont été touchées par le confinement à la mi-mars, parfois dès le début de mars», a souligné Paul Hermelin dans une conférence téléphonique avec des journalistes.

En milieu de matinée, l’action de Capgemini gagnait 6,73% à 84,10 euros. L’action environ cotait 95 euros au tout début mars, après avoir atteint 119 euros fin janvier.

Les chiffres publiés mardi ne comprennent pas les résultats d’Altran, dont les comptes sont consolidés dans ceux de Capgemini à compter du 1er avril 2020.

Altran est particulièrement exposé aux industries de l’automobile et de l’aéronautique, particulièrement touchées par la crise du coronavirus.

Mais la crise ne remet pas en cause l’intérêt de son acquisition, selon Aiman Ezzat, qui prendra le poste de directeur général de Capgemini en mai.

Intégration d’Altran

«Les secteurs les plus touchés par la crise représentent environ 25%» de l’activité du nouvel ensemble Capgemini/Altran, mais «les secteurs qui se portent bien» (santé, télécoms, secteur public) représentent également 25%, a-t-il estimé.

Sur des secteurs très touchés, «la combinaison de nos compétences» (informatiques pour Capgemini, technologiques et industrielles pour Altran) nous permettra de prendre des parts de marché», a-t-il ajouté.

Altran et Capgemini devraient fonctionner «d’ici 2021» dans un «nouveau modèle intégré, dans toutes les zones géographiques», a précisé Aiman Ezzat.

«Les travaux d’intégration ont continué au rythme prévu et on ne voit pas ralentissement de l’intégration due au confinement», a-t-il ajouté.

Dans le détail, le chiffre d’affaires de Capgemini a reculé «comme prévu» au premier trimestre de 0,6% sur la région Amérique du nord, qui représente un tiers du chiffre d’affaires du groupe environ.

Il a également continué de se rétracter en Royaume-Uni et Irlande (-2,6%), mais il a progressé en France (+3,3%), dans le reste de l’Europe (+5,1%), et dans la région Asie-Pacifique et Amérique Latine (+11,2%).

Environ 95% des salariés de Capgemini sont actuellement en confinement.

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