USA: baisse surprise des ventes de maisons neuves en septembre

AWP

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959’000 maisons neuves ont été vendues le mois dernier aux Etats-Unis, en baisse de 3,5% par rapport à août. Les analystes tablaient sur une légère hausse à 1,02 million.

Les ventes de maisons neuves aux Etats-Unis sont repassées sous la barre du million en septembre, décevant les attentes des analystes, selon les données du département du Commerce publiées lundi.

Au total, 959’000 maisons neuves ont été vendues le mois dernier aux Etats-Unis, en baisse de 3,5% comparé aux ventes enregistrées en août qui ont été révisées en baisse à 994’000 contre 1,01 million estimé précédemment, a précisé le ministère dans un communiqué.

En septembre, les ventes ont toutefois grimpé de 32,1% comparé à celles de septembre 2019.

Les analystes tablaient sur des ventes en légère hausse à 1,02 million.

La barre du million semblait avoir été franchie le mois dernier avant que le nombre ne soit révisé en baisse. Il s’agissait alors d’une première depuis 2006, juste avant l’éclatement de la bulle immobilière qui a conduit à la crise financière de 2008.

En septembre, le prix médian a augmenté à 326’800 dollars mais il reste toujours inférieur à celui de février (345’000 dollars), avant la pandémie.

Ian Shepherdson, chef économiste chez Pantheon Macroeconomics, rappelle que ces données sont très volatiles et «peu fiables d’un mois à l’autre».

Pour autant, «cette baisse des ventes est tout à fait compatible avec la légère baisse des demandes de prêt hypothécaire le mois dernier», souligne-t-il dans une note.

Cette baisse intervient en outre après quatre mois de hausse marquée.

La baisse des ventes de maisons neuves pourrait toutefois aussi refléter le ralentissement de la reprise du marché du travail.

«Nous prévoyons que le rythme des ventes ralentira davantage au quatrième trimestre», estime ainsi de son côté Nancy Vanden Houten, économiste chez Oxford Economics dans une note.

«Alors que la forte demande et les taux d’intérêt bas soutiennent les ventes de logements, la résurgence des cas de COVID-19, une reprise qui pourrait s’inverser et un marché du travail faible présentent des risques à la baisse», relève-t-elle.

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