Temenos ne lésine pas sur l’investissement et mise sur la modularité

AWP

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«Une des raisons clés de notre succès est le fait que nous sommes complètement focalisés sur les logiciels bancaires», explique le nouveau CEO Max Chuard.

Le spécialiste des logiciels bancaires Temenos investit massivement dans le développement de ses produits, et contrairement à la concurrence, préfère en externaliser l’intégration. Basée sur une technologie ouverte, la plateforme du développeur genevois est un modèle de modularité, se félicite son nouveau directeur général (CEO) Max Chuard dans un entretien à paraître mardi dans L’Agefi.

«Une des raisons clés de notre succès est le fait que nous sommes complètement focalisés sur les logiciels bancaires», explique celui qui a repris les rênes du groupe début mars, soulignant que son modèle d’affaires est gourmand en capital: «nous investissons chaque année 20% de nos ventes dans le développement de nos produits».

Alors que la concurrence développe «des solutions spécifiques à chaque client, souvent en tablant sur des coûts indiens très bas», Temenos se focalise sur le développement de logiciels, dont elle confie l’intégration à un réseau de 6000 consultants externes non-exclusifs. Celui-ci comprend des grands groupes comme Cap Gemini, Accenture, Cognizant, Deloitte, mais aussi «des entreprises plus petites ou locales».

Le Genevois revendique une ouverture technologique qui lui permet de ne pas être dépendant d’un seul fournisseur par type de solution. En fonction des desiderata de ses clients, l’entreprise peut ainsi opter entre différentes solutions cloud (Amazon, Microsoft) ou de bases de données (IBM, Oracle).

«Nous avons une seule plateforme de base sur laquelle nous pouvons ajouter – d’une manière très modulaire – le plus grand nombre de fonctionnalités bancaires dans notre industrie», assure le patron de Temenos. Une approche qui permet de répercuter ensuite aisément les améliorations et les mises à jour des produits à l’ensemble de la clientèle.

Interrogé sur le modèle d’affaires du groupe, le CEO affirme ne pas avoir l’intention d’aller chasser sur les terres de son concurrent schwytzois Avaloq, soulignant que de manière générale, les services d’externalisation de processus (BPO) exigent une infrastructure très lourde.

Il estime cependant que certains éléments – nécessité d’avoir des processus non-stop et multicanaux – contribuent à l’essor de l’externalisation dans le secteur bancaire. «Les clients des banques s’attendent de plus en plus à vivre des expériences utilisateurs aussi pratiques que celles proposées par Amazon ou Uber.»