L’or a progressé cette semaine, porté par le ralentissement de l’inflation américaine en juillet, qui modère les perspectives de hausses de taux de la Réserve fédérale (Fed).
Publié mercredi, l’indice des prix des consommateurs (CPI) s’est affiché en léger ralentissement en juillet, poussant les investisseurs à miser davantage sur le fait que la Fed patienterait lors de sa prochaine réunion de septembre avant de relever ses taux plus tard dans l’année.
Moins les taux d’intérêts sont élevés et moins le dollar et les bons du Trésor américains sont attractifs aux yeux des investisseurs, qui se rabattent sur une autre valeur refuge: l’or.
Le métal précieux est néanmoins retombé un peu jeudi, ce qui reflète «une prise de bénéfice après la forte progression de l’or au cours des 10 derniers jours», explique J.P. Steiner, analyste chez ADM Investor Services.
La montée des prix du pétrole depuis début juillet, provoquée par la reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, «pourrait raviver les pressions inflationnistes le mois prochain», prévient David Morrison, analyste chez Trade Nation.
Vendredi, vers 12h35 GMT, l’once d’or (31,1 g) s’échangeait à Londres à 4'379,73 dollars, contre 4'341,56 dollars à la clôture la semaine passée.
L’aluminium plie
L’aluminium est en baisse sur la semaine, après avoir atteint son plus haut niveau depuis sept semaines à la Bourse des métaux de Londres (LME), à 3'384,50 dollars.
Le métal argenté était porté par le durcissement du ton employé entre Washington et Téhéran ces derniers jours, qui amenuise les espoirs de solution rapide pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d’Ormuz.
Or le Moyen-Orient représente en temps normal environ 8% de l’offre mondiale du métal argenté et «les coûts de production augmentent en raison de la hausse des prix de l’énergie» pour ce métal très énergivore, explique Barbara Lambrecht, analyste chez Commerzbank.
Mais en deuxième partie de semaine le prix de l’aluminium a chuté du fait des nouvelles rassurantes sur la production.
«Une grande raffinerie au Brésil produisant de l’alumine, la matière première de l’aluminium, doit reprendre sa production après avoir conclu un accord avec le fournisseur de gaz local», alors qu’elle avait été temporairement réduite de 50%, détaille Barbara Lambrecht.
Et «l’exploitant de la plus grande fonderie d’aluminium du Golfe a annoncé qu’il reviendrait à des niveaux de production d’avant-guerre dès le premier trimestre 2027», ajoute-t-elle.
Sur le LME une tonne d’aluminium coûtait 3'255,50 dollars vendredi, contre 3'280 dollars sept jours plus tôt à la clôture.
Le café boit la tasse
Les cours du café ont baissé cette semaine, notamment la variété de robusta, avec une disponibilité plus importante au fur et à mesure que la récolte atteint le marché.
«La prochaine récolte se développe bien en Amérique du Sud, et les conditions en Asie sont jugées bonnes», affirme Jack Scoville, un analyste de Price Futures Group.
«Le café est de plus en plus disponible et l’offre accrue a été responsable des ventes», précise-t-il.
Cependant, le séisme en Colombie, important producteur d’arabica, «a interrompu les opérations au principal port caféier de Buenaventura», affirme Mark Bowman, analyste chez ADM Investor Services.
Sur l’ICE Futures US de New York, la livre d’arabica pour livraison en novembre valait 313,75 cents contre 315,90 cents le vendredi précédent.
Sur le Liffe de Londres vendredi, la tonne de robusta pour livraison en décembre s’échangeait à 3'610 dollars, contre 3'767 dollars à la clôture sept jours plus tôt.