Matières premières: l’or et le cuivre progressent, le cacao baisse

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Vendredi, vers 15h40, l’once de métal jaune s’échange à Londres à 4054,00 dollars, contre 4017,39 dollars à la clôture la semaine passée.

Le cours de l’or a grappillé quelques dizaines de dollars cette semaine, comme couverture face à la guerre qui s’est intensifiée au Moyen-Orient - résistant à la hausse du dollar qui le plombe traditionnellement.

«L’or réagit aux incertitudes géopolitiques et budgétaires» explique Stephen Innes, de SPI AM. Pour le dollar, les facteurs de hausse sont différent, il évolue davantage au gré des informations sur les taux d’intérêts et des tensions sur le marché de l’énergie, le pétrole étant libellé en dollars, poursuit l’analyste.

Le métal jaune a cependant pâti jeudi des attaques revendiquées par les rebelles houthis du Yémen, alliés de Téhéran, sur des pétroliers saoudiens.

L’ouverture d’un nouveau front en mer Rouge menace cette route maritime alternative pour l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, qui s’en sert pour contourner le détroit d’Ormuz verrouillé par l’Iran.

Le baril de Brent s’est en conséquence envolé au-delà des 100 dollars. De quoi alimenter les anticipations d’inflation - et donc de hausse des taux d’intérêt américains, ce qui profite au dollar.

Mais ce mouvement n’a pas enrayé la tendance de fond: «l’or est à nouveau recherché comme valeur refuge», face aux craintes d’une «crise économique mondiale», en cas d’escalade durable du conflit si le détroit d’Ormuz restait bloqué, voire si celui de Bab el?Mandeb venait à être fermé, résume Thu Lan Nguyen, de Commerzbank.

«L’or pourrait tirer profit de ce scénario extrême, où les banques centrales devraient finalement passer à des baisses de taux pour contrer la récession», estime l’analyste.

Vendredi, vers 13H40 GMT (15H40 à Paris), l’once d’or (31,1 g) s’échangeait à Londres à 4054,00 dollars, contre 4017,39 dollars à la clôture la semaine passée.

Le cuivre pousse

Le cours du cuivre sur le marché des métaux de Londres (LME) est un peu monté cette semaine, dopé par une forte demande en Chine, avant de ralentir à cause de la hausse des cours du pétrole.

«En Chine, les stocks de cuivre dans les entrepôts sont en recul, les primes à l’importation ont fortement augmenté et la demande physique est restée résiliente», met en avant J.P. Steiner, d’ADM Investor Services, pour expliquer la hausse du début de semaine, qui a porté mardi le prix du cuivre au plus haut depuis début juin sur le LME.

Mais ensuite «les prix ont baissé, car la hausse des cours du pétrole a assombri les perspectives économiques à court terme» et donc la demande pour le métal rouge, très utilisé dans l’industrie, précise l’analyste.

Vendredi, une tonne de cuivre coûtait 13’629 dollars sur le LME, contre 13'525,50 dollars à la clôture la semaine dernière.

Le cacao fait grise mine

Les cours du cacao ont baissé cette semaine avec l’attente d’une production plus forte en Indonésie cette saison.

«L’Organisation internationale du cacao estime que la production indonésienne de cacao devrait atteindre 220’000 tonnes en 2025/26, contre 200’000 en 2024/25», souligne Mark Bowman, analyste chez ADM Investor Services.

Selon Bloomberg, la relance de la production nationale de cacao est devenue une priorité pour l’Indonésie après une perte de vitesse de la production ces dernières années.

Par ailleurs, la Côte d’Ivoire et le Ghana, les deux principaux producteurs mondiaux de cacao, devraient bénéficier «d’averses et d’orages au cours de la semaine prochaine», ce qui pourrait être important avant «un temps probablement plus sec en août», précise M. Bowman.

Le phénomène climatique naturel El Niño, pourrait notamment «retarder ou réduire la quantité de précipitations saisonnières» en août et septembre, estime l’analyste.

La tonne de cacao négociée à New York, pour livraison en septembre, évoluait à 5.381 dollars, contre 5.533 dollars il y a sept jours à la clôture.

A Londres, la tonne de cacao pour livraison le même mois valait 4.026 livres vendredi, contre 4.096 livres une semaine plus tôt en fin de séance.

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