Matières premières: l’or terni, le cacao et le cuivre ravis

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Vendredi, vers 15h, l’once d’or s’échange à Londres à 4101,18 dollars, contre 4176,94 dollars à la clôture la semaine passée.

Le cours de l’or a été pénalisé cette semaine par la reprise des hostilités au Moyen-Orient, même s’il a légèrement rebondi dans le contexte de la poursuite des négociations entre les Etats-Unis et l’Iran.

Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi que le cessez-le-feu avec l’Iran était «terminé», dans la foulée d’échanges de frappes entre les deux pays au Moyen-Orient.

Washington accuse l’Iran d’avoir attaqué trois bateaux dans le stratégique détroit d’Ormuz.

L’annonce de Trump a initialement «provoqué une flambée des prix du pétrole», note David Morrison, de TradeNation.

Or, la hausse des anticipations inflationnistes rend le dollar et les obligations américaines plus attractifs, dans la perspective d’un relèvement des taux directeurs de la Réserve fédérale (Fed).

Cela finit par freiner le récent redressement du cours de l’or, qui joue pourtant le rôle de valeur refuge face à ces actifs concurrents, poursuit l’analyste.

Si les échanges massifs de frappes entre les deux belligérants se poursuivent, les discussions techniques en vue d’un accord pourraient, elles aussi, continuer, ce qui rassure les investisseurs sur le caractère peut-être temporaire de cette crise.

Vendredi, vers 13H05 GMT (15H05 à Paris), l’once d’or (31,1 g) s’échangeait à Londres à 4101,18 dollars, contre 4176,94 dollars à la clôture la semaine passée.

Fève acheteuse

Les cours du cacao sont montés en flèche cette semaine, atteignant jeudi des sommets depuis plus de huit mois, en raison de craintes de mauvaises récoltes à cause d’El Niño.

El Niño est un phénomène climatique naturel qui peut provoquer ou intensifier les épisodes de sécheresse ou de pluies diluviennes selon les régions.

Les producteurs craignent ses «répercussions sur la récolte 2026-2027 en Afrique de l’Ouest», bien que «le marché réagisse à l’incertitude plutôt qu’à une perturbation avérée de l’approvisionnement», expliquent les analystes de CocoaRadar Market Intelligence.

«La décision de la Côte d’Ivoire de suspendre temporairement les ventes à une date future de la nouvelle récolte, dans l’attente d’une meilleure visibilité sur les perspectives de production, a renforcé la prudence du marché», ajoutent-ils.

Après avoir atteint jeudi 4827 livres, du jamais vu depuis début novembre 2025, la tonne de cacao pour livraison en septembre vaut 4369 livres vendredi à Londres, contre 3762 livres une semaine plus tôt.

La tonne négociée à New York pour livraison le même mois a touché jeudi un record similaire, à 6.478 dollars.

Elle s’échangeait vendredi à 5896 dollars, contre 5036 dollars jeudi dernier à la clôture (le vendredi 3 juillet étant férié aux Etats-Unis).

Le cuivre rougit

Si le cours du cuivre a initialement réagi négativement à la récente escalade au Moyen-Orient comme d’autres métaux de base, il s’est ensuite repris en fin de semaine, le marché se montrant optimiste sur la poursuite des tractations entre l’Iran et les Etats-Unis.

Particulièrement utilisé dans l’industrie, le solaire ou encore l’intelligence artificielle, le cuivre reflète souvent l’état de santé de l’économie mondiale, d’où son surnom de Docteur Cuivre («Dr Copper»). Or le conflit pourrait freiner la croissance économique mondiale.

Mais le repli des prix observé mardi et mercredi a sans doute été perçu comme excessif, ce qui a entraîné un retour à des niveaux plus normaux et des achats opportunistes, plutôt qu’une simple poursuite aveugle de la baisse, résument Daria Efanova et Viktoria Kuszak, analystes chez Sucden.

En toile de fond persiste également la crainte de l’arrivée de droits de douane sur le cuivre raffiné, qui fait augmenter le cours du cuivre en anticipation.

Vendredi, une tonne de cuivre coûtait 13’494,50 dollars sur le LME, contre 13’366,50 dollars à la clôture la semaine dernière.

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