Matières premières: l’or en plein essor, le cuivre de marbre, le café chauffe

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Le métal jaune est de nouveau passé mardi sous les 4'000 dollars, un seuil symbolique sous lequel il était tombé la semaine dernière pour la première fois depuis novembre 2025.

Le cours de l’or a progressé cette semaine, soutenu par des chiffres décevants de l’emploi aux Etats-Unis, qui ont conduit les investisseurs à revoir à la baisse leurs anticipations de hausses des taux de la Réserve fédérale cette année.

En début de semaine, la perspective de taux américains plus élevés pesait sur le métal précieux, délaissé au profit d’actifs refuges jugés plus rémunérateurs, comme le dollar et les bons du Trésor américain.

Le métal jaune est de nouveau passé mardi sous les 4000 dollars, un seuil symbolique sous lequel il était tombé la semaine dernière pour la première fois depuis novembre 2025.

Mais mercredi, le président de la Fed, Kevin Warsh, a indiqué à Sintra (Portugal) que les pressions sur les prix s’étaient apaisées, tout en reconnaissant que l’inflation restait au-dessus de la cible de la banque centrale.

Plusieurs statistiques américaines ont surtout déçu les investisseurs cette semaine, en particulier les créations d’emplois non agricoles en juin dévoilées jeudi, de moitié inférieures aux attentes.

Ce rapport «a renforcé l’idée que la dynamique économique pourrait ralentir», résume David Morrison, de Trade Nation. «Combiné à la baisse des prix du pétrole et à l’atténuation des pressions inflationnistes, le marché est passé d’anticipations de une à deux hausses de taux de la Fed en 2026 à une probabilité comprise entre zéro et une seule hausse.»

«Cela a déclenché une forte vente du dollar», et donné «un nouveau coup de pouce» à l’or, explique l’analyste.

Vendredi, vers 15h45, l’once d’or (31,1 g) s’échangeait à Londres à 4'165,69 dollars, contre 4'088,74 dollars à la clôture la semaine passée.

Le cuivre tenuto

Le cours du cuivre est resté stable cette semaine à la Bourse des métaux de Londres (LME), faute de nouvelles sur le rapport du secrétaire au Commerce des États-Unis portant sur l’éventuelle imposition de droits de douane sur le métal rouge, qui était attendu fin juin.

L’absence de publication laisse planer un doute sur la décision à venir et pénalise le cuivre, explique Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank.

En effet, beaucoup d’acheteurs américains prévoyaient l’arrivée de droits de douane sur le cuivre raffiné début 2027, ce qui avait provoqué une demande accrue du métal rouge aux Etats-Unis et fait augmenter le cours du cuivre en anticipation.

En parallèle, «l’institut national de la statistique du Chili a fait état, pour le mois de mai, d’une baisse de près de 13 % de la production de cuivre des mines par rapport à l’année précédente, après des chiffres tout aussi décevants pour le mois d’avril», souligne Barbara Lambrecht, analyste chez Commerzbank.

Cette baisse des volumes de minerai extrait, de la part du producteur le plus important au monde, fait craindre une pression importante à venir sur la demande.

Vendredi, une tonne de cuivre coûtait 13’366 dollars sur le LME, contre 13’357,50 dollars à la clôture la semaine dernière.

Il caffè forte

Les cours du café ont nettement progressé cette semaine à cause du rythme ralenti de la récolte au Brésil, suivant d’intenses pluies dans les régions productrices du pays, qui suscitent des craintes quant à la qualité des cultures.

«À la fin du mois de juin, seulement environ 33% de la récolte d’arabica avait été effectuée, contre plus de 42% à la même période l’an dernier» au Brésil, de très loin le principal producteur mondial de café, affirme Ole Hansen de Saxo Bank.

«En plus de retarder les opérations de récolte, des conditions humides prolongées augmentent également le risque de détérioration de la qualité des grains», ajoute l’analyste.

Pour ne rien arranger, «les stocks de l’ancienne récolte sont limités», souligne Mark Bowman d’ADM Investor Services.

Sur l’ICE Futures US de New York jeudi à la clôture (les marchés américains étant fermés en raison d’un jour férié vendredi), la livre d’arabica pour livraison en septembre valait 301,20 cents contre 273,20 cents le vendredi précédent.

Sur le Liffe de Londres vendredi, la tonne de robusta pour livraison le même mois s’échangeait à 3750 dollars, contre 3.627 dollars à la clôture sept jours plus tôt.

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