Matières premières: l’or et le sucre ballotés, le zinc dopé

AWP/AFP

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En raison de faibles réserves, la tonne de zinc monte à 3626 dollars vendredi sur le LME, contre 3592 dollars sept jours plus tôt à la clôture.

L’or a évolué en dents de scie cette semaine, sans réellement prendre de direction, en sens opposé au dollar.

«Le cours de l’or a augmenté après la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) de mercredi», à l’inverse du billet vert qui a baissé, car une partie (minoritaire) du marché s’attendait encore à une hausse des taux, note Carsten Fritsch, analyste de Commerzbank.

Plus les taux de la Fed sont élevés et plus le dollar, valeur refuge concurrente de l’or, est attractif. C’est ce qui explique que les mouvements de l’or soient souvent négativement corrélées à ceux de la monnaie américaine.

Mais vendredi, le dollar repartait dans le vert car «la vigueur de la consommation, portée par les salaires, les revenus d’actifs et les prestations, souligne des risques inflationnistes persistants» aux Etats-Unis, faisant repartir l’or à la baisse, explique J.P. Steiner, analyste à ADM Investor Services.

Vendredi, vers 14H05 GMT (16H05 à Paris), l’once d’or (31,1 g) s’échangeait à Londres à 4028,61 dollars, contre 4052,79 dollars à la clôture la semaine passée.

Le zinc miroite

Le zinc est monté cette semaine à la Bourse des métaux de Londres (LME), en raison de faibles réserves.

«Pour le zinc, le niveau durablement bas des stocks du LME donne l’image d’une offre tendue et explique ainsi sa relative vigueur», explique Thu Lan Nguyen de Commerzbank.

Cependant, «l’image est trompeuse», assure l’analyste. Selon elle, la Chine, principal producteur du métal, a une production qui «reste élevée».

Cela «plaide pour une correction à la baisse des prix du zinc», affirme Mme Nguyen.

Sur le LME, une tonne de zinc coûtait 3626 dollars vendredi, contre 3592 dollars sept jours plus tôt à la clôture.

Par ailleurs, le cours du cuivre est un peu monté en raison de «la baisse des stocks et de l’affaiblissement du dollar», signale J.P. Steiner, analyste pour ADM Investor Services.

Le sucre glacé

Les cours du sucre ont hésité cette semaine, tiraillés entre d’une part des craintes quant à l’offre en provenance du Brésil, premier producteur mondial, et d’autre part de bonnes nouvelles en provenance de l’Inde, second producteur mondial.

Les analystes ont réduit leurs perspectives concernant l’offre mondiale de sucre en raison de problèmes «liés à un excès d’humidité au Brésil et à la chaleur et à la sécheresse en Europe (...) qui pénalisent les cultures de betteraves non seulement dans l’UE et au Royaume-Uni, mais aussi en Russie et en Ukraine», explique Mark Bowman, d’ADM Investor Services.

Mais, à l’inverse, «la mousson indienne semble mieux se comporter que ce que l’on craignait avant le début de la saison», souligne l’analyste.

Il relate que selon les données du département météorologique indien, les précipitations étaient inférieures de seulement 15% à la normale de saison au 29 juillet, contre 42% observé le 30 juin, soit une bien meilleure situation.

A Londres, la tonne de sucre blanc pour livraison le même mois valait 461,40 dollars vendredi, contre 460,80 dollars le vendredi précédent à la clôture.

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