L’inflation aux Etats-Unis ralentit légèrement

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L’indice CPI a marqué un léger ralentissement au mois de juillet, pour s’établir à 3,4% sur un an, soit une marque en ligne avec les attentes des analystes.

Le ralentissement de la hausse des prix à la consommation aux Etats-Unis s’est confirmé en juillet, profitant de la pause dans le conflit au Moyen-Orient et son impact positif sur les prix de l’énergie, une nouvelle bienvenue pour la banque centrale américaine.

Selon les données publiées mercredi par le département du Travail, l’indice CPI a marqué un léger ralentissement au mois de juillet, pour s’établir à 3,4% sur un an, soit une marque en ligne avec les attentes des analystes.

Le porte-parole de la Maison Blanche, Kush Desai, s’est félicité sur X de ce ralentissement y voyant «la preuve que la politique économique du président Trump fonctionne».

«Malgré les perturbations du fait de l’Iran, l’inflation sous-jacente est proche de la cible de la Fed», a-t-il ajouté.

Ce ralentissement de l’inflation découle avant tout de la baisse des prix de l’énergie, provoquée par la pause des hostilités au Moyen-Orient en juin et jusque début juillet, avant que les cours du pétrole ne rebondissent à cause de la reprise du conflit ces dernières semaines.

C’est une évolution parfaitement en ligne avec les attentes des analystes, qui anticipaient justement 3,4% sur un an, selon le consensus publié par MarketWatch.

Sur un mois, les prix à la consommation ont progressé de 0,1%, là encore répondant aux attentes des marchés, en premier lieu à cause d’une hausse des prix des services de santé dans le pays.

L’inflation sous-jacente, qui met de côté les variations des prix de l’alimentation et de l’énergie, a également légèrement ralenti, à 2,5%, contre 2,6% un mois plus tôt. Elle est ainsi revenue à son niveau d’avant conflit, en février.

Sur un mois, les prix de l’énergie ont connu une nouvelle baisse: -2,9% pour les prix à la pompe, -1,7% pour le fuel, des reculs cependant nettement moins marqué qu’au moins de juin, où la baisse était proche de 10%.

Et pour cause: les tensions sont remontées de plusieurs crans entre les Etats-Unis et l’Iran au mois de juillet, avec de nouveaux bombardements de part et d’autre et une nouvelle fermeture du détroit d’Ormuz, par où transite environ 20% des hydrocarbures mondiaux.

Après être tombé sous les 70 dollars début juillet, le West Texas Intermediate (WTI) et remonté à plus de 92 dollars fin juillet et restait proche des 83 dollars début août, une évolution qui devrait se transmettre aux prix à la consommation dans les prochains mois.

Confirmation pour la Fed

La nouvelle devrait rassurer malgré tout les marchés alors que la Réserve fédérale américaine (Fed) avait fait le choix de temporiser lors de sa dernière réunion, fin juillet, la plupart des membres de son comité de politique monétaire (FOMC) jugeant que le pic d’inflation actuel était transitoire.

«Ces données, ainsi que celles sur le marché de l’emploi devraient donner une base solide à la Fed pour garder sa politique (monétaire) inchangée le mois prochain», a ainsi estimé dans une note le chef économiste de Pantheon Macroeconomics, Samuel Tombs.

Plus de 60% des analystes s’attendent à voir les taux de la Fed rester inchangés lors de sa réunion de mi-septembre, selon l’outil de veille de CME, FedWatch.

La Fed préfère se fonder sur l’indice PCE pour déterminer sa politique monétaire. Elle vise une inflation limitée à 2%, objectif manqué depuis plus de cinq ans.

Cette cible semblait à portée de main début 2025. La situation s’est dégradée graduellement ensuite, notamment du fait des droits de douane mis en place par le président Donald Trump.

La guerre contre l’Iran a marqué une rupture encore plus significative. L’inflation restait limitée à 2,8% avant les premières bombardements israélo-américains, le 28 février, avant de s’envoler jusqu’à 4,2% en mai.

La solidité statistique du marché de l’emploi dans le pays a incité à Fed à patienter, estimant que le taux de chômage, toujours bas dans le pays, lui offrait de la marge pour déterminer ses actions à venir.

La Fed dispose d’un double mandat, qui prévoit d’assurer la stabilité des prix sur un rythme de hausse modeste de 2% par an tout en faisant en sorte que l’économie américaine se rapproche du plein emploi.

Le FOMC doit tenir compte de ses deux contraintes dans ses décisions de politique monétaire.

Mais plusieurs membres du FOMC ont jugé ces dernières semaines que la solidité du marché de l’emploi offrait l’opportunité à la Fed d’augmenter ses taux pour lutter plus efficacement contre l’inflation, trois d’entre eux votant même en ce sens lors de la dernière réunion.

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