La livre et l’euro souffraient mardi de la publication de chiffres montrant une activité à la peine au Royaume-Uni et en zone euro. Le dollar américain résistait dans un contexte d’apaisement au Moyen-Orient.
Vers 11h45, la devise britannique reculait de 0,19% à 1,3225 dollar pour une livre. La monnaie unique européenne cédait de son côté 0,18% à 1,1408 dollar pour un euro, après avoir touché un plus bas depuis août 2025 face au billet vert, à 1,1405 dollar.
«Les craintes liées au choc énergétique s’apaisent» mais «les préoccupations concernant les taux» qui pourraient grimper aux Etats-Unis, ainsi que les inquiétudes à propos des valeurs technologiques contribuent à soutenir le dollar, résume Patrick Munnelly, analyste chez Tickmill. L’approvisionnement venant du Golfe semble reprendre, alors qu’au moins 36 navires de matières premières ont franchi le détroit d’Ormuz lundi, selon les données de la plateforme Kpler.
Ce trafic maritime record depuis le début de la guerre au Moyen-Orient correspond à un tiers des franchissements en temps de paix. Téhéran a cependant répété mardi vouloir garder le contrôle sur le détroit, tandis que s’est achevé le round de négociations avec les Américains, débuté le week-end en Suisse.
Profitant de l’atténuation des tensions, la contraction de l’activité au sein du secteur privé dans la zone euro a ralenti en juin, selon l’indice PMI Flash publié mardi par S&P Global, calculé sur la base de sondages auprès d’entreprises, qui est remonté à 49,5 points, contre 48,5 points en mai. Un chiffre situé sous la barre des 50 points signale une baisse de l’activité. Au-dessus de ce seuil, il reflète une expansion.
L’activité britannique s’est elle contractée davantage en juin, à 49,4 points, contre 49,7 points en mai, un plus bas depuis plus de trois ans, selon l’indice PMI Flash pour le Royaume-Uni. «Cette situation fragilise les perspectives économiques du pays, laissant peu de marge d’erreur pour les mois à venir», résume Harry Woolman, de Validus Risk Management.
La veille, la livre n’a pas été plombée par la démission du premier ministre Keir Starmer, ouvrant la voie vers Downing Street à son rival Andy Burnham. Cela s’explique notamment, selon l’analyste, par «l’engagement de M. Burnham à respecter les règles budgétaires strictes», ce qui «a rassuré les investisseurs».