Le protocole d’accord entre les Etats-Unis et l’Iran, visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, doit être signé vendredi au Bürgenstock (Nidwald). «Ce lieu a été proposé par les médiateurs pakistanais et qataris, ainsi que par les Etats-Unis et l’Iran», a indiqué mardi le DFAE.
Le chef de la communication du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) Nicolas Bideau a confirmé à Keystone-ATS une information de la NZZ et la Luzerner Zeitung. La Suisse agit en tant que facilitatrice en créant les conditions pratiques et diplomatiques permettant la tenue de cette rencontre sur son territoire.
Depuis plusieurs jours, le DFAE est en contact étroit avec les différentes parties afin de faciliter la venue en Suisse des délégations et la tenue d’une rencontre en vue de la signature d’un mémorandum d’entente entre les Etats-Unis et l’Iran, poursuit M. Bideau. Pour l’heure, ce dernier ne peut pas donner de détails supplémentaires sur l’événement.
Ces derniers jours, plusieurs médias évoquaient plutôt Genève comme lieu de la rencontre. On ignore encore les éléments qui ont présidé au choix du Bürgenstock. On ne sait pas encore non plus si le président américain Donald Trump sera présent.
Nouveau cycle de négociations
Les Etats-Unis et l’Iran ont annoncé dimanche soir avoir trouvé une entente sur les grandes lignes pour mettre fin immédiatement à la guerre au Moyen-Orient. Le contenu exact de l’accord, qui a déjà été signé électroniquement, devrait être rendu public dans les prochains jours.
Le vice-président américain JD Vance a reconnu que le cadre d’accord repoussait à plus tard les questions les plus épineuses, en particulier le programme nucléaire iranien. Un nouveau cycle de négociations doit démarrer dès l’accord signé en Suisse. Ces nouvelles discussions doivent être conclues dans un délai de 60 jours.
Le complexe hôtelier du Bürgenstock avait déjà accueilli la Conférence de haut niveau pour la paix en Ukraine en juin 2024. La conférence s’était achevée avec une déclaration commune signée par 85 Etats et institutions, réaffirmant notamment l’intégrité territoriale de l’Ukraine.