Impact de l’accord de paix: Total décroche, Stellantis décolle

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Les industries pétrolières sont en repli lundi, à l’inverse des fabricants automobiles et du secteur aérien qui revoient l’avenir en vert avant la signature définitive vendredi à Genève.

Effets boursiers immédiats de l’accord de paix au Moyen-Orient: les industries pétrolières sont en repli lundi, à l’inverse des fabricants automobiles et du secteur aérien qui revoient l’avenir en vert avant la signature définitive vendredi à Genève.

A midi heure de Paris (10H00 GMT), le champion français TotalEnergies subissait visiblement un net mouvement de ventes et de prises de bénéfices (-4,80% à 72,71 euros l’action).

Le groupe avait annoncé des bénéfices record au premier trimestre (4,96 milliards d’euros, +51% en un an), qui avaient relancé le débat sur la taxation des superprofits» sur fond d’envolée des prix à la pompe après le début du conflit le 28 février.

A Londres le titre de British Petroleum (BP) reculait aussi (-3,50% à 5,16 euros) tout comme Shell (-4,36% à 30,80 euros) et Eni (-4,24% à 22,24 euros).

L’annonce d’un accord entre les Etats-Unis et l’Iran alimentait lundi la baisse des cours du pétrole et l’espoir de la fin d’un choc pétrolier de l’offre, avec la réouverture du détroit d’Ormuz, qui bloque l’écoulement de 20% de la production mondiale.

«Que le pétrole coule à flot!», a lancé le président américain Donald Trump.

«Le baril de WTI recule de plus de 5 % à 80,6 dollars, tandis que le Brent s’établit à 83,6 dollars, effaçant en quelques minutes plusieurs semaines de tension sur les marchés de l’énergie qui avaient fait monter le cours du pétrole jusqu’à 119 dollars le 9 mars dernier», souligne Xavier Girard, responsable du Conseil Expert chez Milleis.

Inversement, l’annonce de l’accord, qui doit encore être signé vendredi à Genève, profite aux secteurs aérien et automobile.

A Paris, le titre de Stellantis prenait la tête des meilleures du jour (+5,17% à 6,20 euros) avec la perspective d’un retour à la normale sur le marché pétrolier, sans qu’aucune information sectorielle n’explique cet enthousiasme des investisseurs.

Renault suivait la tendance (+4,47% à 29 euros).

Dans le ciel européen, Lufthansa enregistrait la meilleure progression (+5,16% à 8,88 euros), juste devant Ryanair (+5,06% à 26,36 euros).

Air France/KLM poursuivait son envol également (+3,63% à 12,29 euros) après, de surcroît, des propos de son directeur général vendredi sur une entrée à 60,5% dans le capital de la SAS voire un rachat de la TAP portugaise pour un hub Amérique Latine à Lisbonne de nature à contrer la domination d’Iberia à Madrid.

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