Le dollar profite du brouillard sur le Moyen-Orient

AWP/AFP

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Vers 21h, le billet vert gagne 0,24% face à la monnaie unique européenne à 1,1631 dollar pour un euro, et 0,29% face à la devise japonaise, à 159,73 yens pour un dollar.

Le dollar grimpe lundi de concert avec les prix du pétrole, les investisseurs laissant éclater leurs inquiétudes face à l’absence d’avancées en provenance du Moyen-Orient et aux déclarations contradictoires de Téhéran et Washington.

«Les marchés entament la semaine sous le signe de la géopolitique», souligne Kevin Ford, de la plateforme de paiements internationaux Convera.

Selon lui, une certaine aversion au risque règne et favorise en conséquence le dollar, valeur refuge par excellence.

Donald Trump a assuré lundi qu’Israël ainsi que le Hezbollah lui avaient promis l’apaisement au Liban et affirmé par ailleurs que les négociations continuaient bel et bien avec Téhéran, «à un rythme rapide».

Une affirmation qui contredit celle de l’agence de presse iranienne Tasnim, selon laquelle Téhéran a rompu le dialogue indirect avec Washington, notamment à cause de l’offensive israélienne au Liban.

La poursuite de la guerre fait craindre une perturbation prolongée du détroit d’Ormuz et grimper les cours de l’or noir.

Comme le pétrole est libellé en dollars, leurs mouvements ont tendance à aller de pair, les opérateurs étant contraints de disposer de plus de billets verts pour acheter des barils.

Vers 18H55 GMT, le billet vert gagnait 0,24% face à la monnaie unique européenne à 1,1631 dollar pour un euro, et 0,29% face à la devise japonaise, à 159,73 yens pour un dollar.

En début de séance, la devise américaine était restée stoïque face aux échanges de frappes entre les Etats-Unis et l’Iran.

Depuis mi-mai, elle a connu des variations très mesurées.

«Cette (...) prudence s’inscrit dans le contexte macroéconomique actuel. Les données américaines récentes se sont révélées mitigées, ne permettant pas d’esquisser un scénario haussier clair pour le dollar», assure Kevin Ford.

Cette semaine, les investisseurs attendent plusieurs indicateurs sur l’emploi américain, dont les chiffres officiels du mois derniers qui seront publiés vendredi.

Ils pourront donner de nouvelles indications sur la trajectoire que décidera de prendre la banque centrale américaine (Fed) pour la deuxième partie de l’année.

En attendant, un baromètre de l’industrie manufacturière aux États-Unis est ressorti à son plus haut niveau depuis quatre ans bien que les industriels peinent à jongler avec les surcoûts liés à la guerre au Moyen-Orient.

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