Le dollar ne s’emballe pas malgré un regain de tensions au Moyen-Orient

AWP/AFP

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Vers 11h25, le billet vert grignote 0,06% à la monnaie unique européenne, à 1,1618 dollar pour un euro, et prend 0,14% à la devise britannique, à 1,3407 dollar pour une livre.

Le dollar consolide ses gains jeudi, sans réagir outre mesure à de nouveaux affrontements entre Washington et Téhéran, les plus graves depuis le début du cessez-le-feu, les investisseurs continuant de croire à la possibilité d’un accord.

Les Etats-Unis ont abattu quatre drones iraniens et mené des frappes sur une base au sol à Bandar Abbas, dans le sud du pays, dans la nuit de mercredi à jeudi, entraînant des représailles de Téhéran qui a visé une base américaine.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a fermement condamné ce qu’il a qualifié de «violations» du cessez-le-feu, alors même que les deux parties mènent des pourparlers laborieux.

«Ces événements ont ravivé les craintes que le cessez-le-feu soit menacé et ont douché les espoirs d’un accord de paix imminent permettant la réouverture du détroit d’Ormuz», note Kathleen Brooks, de XTB, faisant monter les cours du pétrole et, à la marge, du dollar, valeur refuge dans ce conflit.

«A ce stade», note cependant l’analyste, «rien n’indique que les négociations (...) aient été interrompues, et le fait que le prix du Brent reste en deçà de 100 dollars le baril montre que le marché continue de considérer qu’un accord (...) est plus probable qu’improbable».

Après avoir initialement réagit plus fortement à la hausse, le billet vert grignotait 0,06% à la monnaie unique européenne vers 09H25 GMT (11H25 à Paris), à 1,1618 dollar pour un euro, et prenait 0,14% à la devise britannique, à 1,3407 dollar pour une livre.

Le Dollar Index, qui compare la devise américaine à un panier d’autres grandes monnaies, grappillait 0,1%, quasiment à plat.

Les cambistes patientaient aussi avant la publication plus tard dans la séance de l’indice PCE qui devrait monter à 3,8% sur un an pour le mois d’avril d’après les projections compilées par Bloomberg et Marketwatch, contre 3,5% en mars.

L’indice PCE dit «de base», jauge d’inflation privilégiée par la Réserve fédérale (Fed) devrait lui passer de 3,2% à 3,3%.

«Un chiffre conforme aux attentes - ou inférieur aux prévisions - pourrait atténuer les paris sur une hausse des taux» de la Fed cette année, admet Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote, «mais n’écartera pas l’hypothèse d’un resserrement monétaire tant que les incertitudes géopolitiques persisteront et que les prix de l’énergie resteront durablement élevés».

L’or souffre de la perspective du rehaussement des taux directeurs américains, qui le rendrait moins rentable dans le portefeuille des investisseurs que le dollar et les obligations du Trésor.

Le métal jaune perdait donc jeudi 1,32% à 4395,00 dollars l’once.

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