L’euro profite des perspectives d’une hausse de taux en juin

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Vers 11h45, la monnaie unique européenne gagne 0,11% face à la devise américaine, à 1,1645 dollar pour un euro, et autant face à la livre sterling, à 86,59 pence pour un euro.

L’euro tire son épingle du jeu mercredi, profitant de la perspective que la Banque centrale européenne (BCE) relève son principal taux directeur en juin, en raison de l’inflation liée à la guerre au Moyen-Orient.

«Que l’on voie ou non une solution au conflit iranien dans un avenir proche», et «même si l’espoir de voir le détroit d’Ormuz rouvrir dans les prochains jours se concrétise», «une chose semble certaine: la BCE relèvera son principal taux directeur en juin», a affirmé Antje Praefcke, analyste chez Commerzbank.

L’Iran a jugé mercredi peu probable la reprise des hostilités avec les Etats-Unis et le marché se montre plutôt optimiste à l’égard des négociations en cours entre les deux pays, mais les conséquences économiques de la guerre ont déjà fait grimper l’inflation à 3% dans la zone euro en avril.

Membre du directoire de l’institution monétaire européenne, l’Allemande Isabel Schnabel a déclaré mardi qu’elle voterait à la mi-juin pour une hausse des taux, même en cas d’accord de paix au Moyen-Orient.

Le chef économiste de la BCE, Philip Lane, a affirmé dans un entretien publié le même jour par le quotidien japonais Nikkei que la BCE devrait remonter à nouveau ses prévisions d’inflation en juin.

«Le marché anticipe deux augmentations de taux de la BCE cette année, après une année de statu quo», et «la probabilité d’une telle hausse lors de sa prochaine réunion est actuellement de 90%», a précisé Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.

En conséquence, vers 09H45 GMT (11H45 HEC), la monnaie unique européenne gagnait 0,11% face à la devise américaine, à 1,1645 dollar pour un euro, et autant face à la livre sterling, à 86,59 pence pour un euro.

De son côté, la Banque de réserve de Nouvelle-Zélande (RBNZ) a comme prévu laissé inchangé son principal taux directeur mercredi, à 2,25%.

Mais cette décision a été prise de justesse, à l’issue d’un vote de trois membres s’exprimant pour un maintien, dont la gouverneure Anna Breman (sa voix étant décisive, elle a finalement permis de départager les votants), contre trois en faveur d’un rehaussement de 0,25 point de pourcentage.

«Contrairement aux attentes, le ton du communiqué» s’est avéré plus ouvert à des hausses de taux qu’anticipé, a précisé Volkmar Baur, analyste de Commerzbank.

Par conséquent, le dollar néo-zélandais gagnait 0,79%, à 1,6999 dollar «kiwi», un de ses surnoms, pour un dollar américain.

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