Royaume-Uni: entre rigueur et croissance

Vincent Juvyns, J.P. Morgan Asset Management

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Les tensions budgétaires ne devraient pas se relâcher à long terme au Royaume Uni.

Le 26 mars, le gouvernement britannique prononcera son discours budgétaire du printemps. Après avoir laissé une marge de manœuvre restreinte pour se conformer à ses règles budgétaires dans le budget d’automne, on estime à présent que la récente hausse des rendements des obligations d’Etat et une détérioration des perspectives de croissance au Royaume-Uni ont réduit cette marge à néant.

La Chancelière de l’Echiquier doit trouver un compromis entre préserver sa crédibilité aux yeux du marché en respectant ses règles budgétaires «non négociables» et ne pas dégrader davantage les perspectives de croissance. Le gouvernement semble privilégier les baisses des dépenses plutôt que les hausses d’impôts pour équilibrer les comptes. S’il devrait pouvoir s’en sortir tant bien que mal à court terme, les tensions budgétaires ne devraient pas se relâcher à long terme, les dépenses de santé étant appelées à augmenter en raison du vieillissement de la population britannique.



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