Effets du «COVID long» en Suisse

Marc Brütsch, Swiss Life Asset Managers

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Depuis février 2020, la Suisse est engluée dans sa quatrième période déflationniste en 15 ans.

En temps normal, nous devrions attendre le 26 février 2021 pour que soient publiées les données officielles du PIB du quatrième trimestre 2020 par le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco). Mais en ce moment, l’analyse de données économiques est tout sauf normale: le nouvel indice relatif à l’activité économique hebdomadaire (AEH) du Seco permet déjà de conclure que l’impact des nouvelles restrictions au dernier trimestre 2020 et début 2021 a été bien moins grave que ce que nous avions observé entre février et mai 2020. Dans notre scénario de référence, l’activité économique devrait gagner en dynamique une fois ces mesures assouplies en mars et au-delà. La progression de la campagne de vaccination devrait permettre la réouverture des secteurs des services touchés au deuxième trimestre. Composition sectorielle favorable, restrictions comparativement modérées et industries exportatrices profitant largement de la reprise rapide asiatique aideront la Suisse à retrouver un niveau de PIB pré-crise plus vite que ses voisins européens. Mais les effets du «COVID long» y seront palpables également. Le chômage devrait grimper à environ 3,8% jusqu’en avril 2021. Les secteurs les plus touchés restent l’hébergement, la restauration, les agences de voyage et le divertissement. Des branches d’activité où les faillites d’entreprises vont se multiplier ces prochains mois. 

Depuis février 2020, la Suisse est engluée dans sa quatrième période déflationniste en 15 ans. La hausse des prix de l’énergie aidant, l’inflation annuelle des prix à la consommation redeviendra positive au deuxième trimestre 2021. L’amélioration de la dynamique économique globale et une probable hausse des prix des services intérieurs une fois l’économie rouverte devraient la pousser à un pic temporaire approchant 1,0% en fin d’année.

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