BCE: Christine Lagarde honnête mais démunie

Didier Saint-Georges, Carmignac

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Il est difficile de ne pas interpréter l’absence de baisse de taux comme le jugement qu’ils ont maintenant atteint leur limite basse.

La bonne nouvelle c’est que Christine Lagarde a été très honnête. La moins bonne nouvelle c’est ce qu’elle avait à offrir.

Prédéfinir le montant de l’augmentation du programme d’achats d’actifs peut facilement être interprété par les marchés comme une forte réticence à faire davantage, une impression renforcée par le signal assez clair que le plafond d’achats par pays n’est pas près d’être remis en cause.

Il est par ailleurs difficile de ne pas interpréter l’absence de baisse de taux comme le jugement qu’ils ont maintenant atteint leur limite basse. 

Enfin, l’admission répétée que ce qui est véritablement nécessaire est «une réponse budgétaire immédiate, ambitieuse et coordonnée» ressemble à la double confession que la politique monétaire a atteint les limites de ses capacités et qu’une coordination entre politique monétaire et politiques budgétaires n’est pas encore à l’ordre jour.

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