Le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco) revoit légèrement à la baisse ses prévisions pour la croissance économique de la Suisse, en raison de la guerre en Iran. Il table pour 2026 sur une progression du produit intérieur brut (PIB) de 1,0%, inférieure à la moyenne. La hausse de 1,7% prévue pour 2027 est en revanche maintenue. En outre, l’inflation devrait légèrement augmenter cette année.
En décembre 2025, le Seco attendait encore une croissance du PIB de 1,1% pour 2026, selon un communiqué paru mercredi. Cependant, la guerre au Proche-Orient et au Moyen-Orient a poussé les prix de l’énergie à la hausse et a accru encore les incertitudes. Dans ce contexte, les experts de la Confédération ont abaissé leur prévision à 1,0%.
Par ailleurs, le Seco s’attend désormais pour 2026 à une inflation légèrement plus importante que prévu, à 0,4%, contre 0,2% en décembre. Une dynamique des dépenses de consommation privée un peu plus faible est également escomptée.
Parallèlement, la timide croissance de la demande mondiale et le franc fort ralentissent les secteurs exposés de l’industrie des exportations suisse, ce qui freine l’activité d’investissement.
Par la suite, la croissance de l’économie devrait s’accélérer en 2027 et s’inscrire à 1,7%, tandis que l’inflation annuelle moyenne reste attendue à 0,5%. La demande mondiale devrait connaître une hausse modérée. Les pays européens, notamment l’Allemagne, devraient progressivement émerger de la période de faiblesse actuelle, ce qui soutiendra aussi l’économie suisse, selon les spécialistes fédéraux. L’augmentation de l’exploitation des capacités de production devrait renforcer la dynamique d’investissement.
Taux de chômage en hausse
Cette évolution économique se reflétera sur le marché du travail. Le taux de chômage devrait grimper à 3,0% en 2026 et ne devrait redescendre à une moyenne de 2,8% qu’en 2027. La légère révision à la baisse par rapport aux prévisions de décembre (respectivement 3,1% et 2,9%) tient notamment à une évolution un peu plus favorable à la fin de 2025.
Les risques conjoncturels persistent cependant en raison du conflit iranien. Une perturbation prolongée des infrastructures énergétiques ou des voies de transport dans la région pourrait engendrer une nouvelle augmentation des prix. Il faudrait par conséquent s’attendre à une croissance plus faible et à une inflation plus soutenue.
Des changements dans la politique tarifaire américaine pourraient également venir jouer les trouble-fêtes. Les prévisions présentées se fondent en effet sur l’hypothèse que les droits de douane américains resteront à leur niveau actuel.