Le dollar monte encore avec les perspectives de resserrement monétaire de la Fed

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Vers 20h30, le billet vert gagne 0,24% face à la monnaie unique européenne, à 1,1354 dollar pour un euro, un niveau inédit depuis mai 2025.

Le dollar poursuit son ascension mercredi, toujours porté par les attentes de hausse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine, et ce malgré le repli des cours du pétrole.

Le Dollar index, qui compare la monnaie américaine à un panier d’autres grandes devises, a touché dans la journée un plus haut depuis un an, grimpant à 101,80 points.

Vers 18H30 GMT, le billet vert gagnait 0,24% face à la monnaie unique européenne, à 1,1354 dollar pour un euro, un niveau inédit depuis mai 2025.

«Le dollar est soutenu par un changement de sentiment sur les marchés, qui tablent désormais sur des taux d’intérêt plus élevés pendant plus longtemps» aux Etats-Unis, résument les analystes de Monex USA.

Les acteurs du marché anticipent désormais deux baisses de taux d’ici à la fin de l’année, selon l’outil de veille CME Fedwatch.

Dans le même temps, les investisseurs sont «devenus moins confiants quant à la nécessité de nouvelles hausses de taux de la Banque centrale européenne» (BCE), notamment en raison de chiffres mitigés sur l’activité dans la zone euro publiés mardi, note Lee Hardman, analyste chez MUFG.

Cette divergence monétaire permet au dollar de se raffermir, malgré la chute des cours du pétrole mercredi.

Le brut est libellé dans la devise américaine et, d’ordinaire, quand les prix du brut se replient, il n’y a pas besoin d’échanger autant de sa propre monnaie en dollar pour acheter un baril.

Pour Patrick Munnelly, analyste chez Tickmill, «les investisseurs recherchent» aussi dans le dollar «la sécurité face à la volatilité des marchés d’actions», avec le récent repli des valeurs technologiques.

Dans le même temps, l’or - valeur refuge concurrente du dollar - était délaissé par les cambistes.

Le métal jaune perdait 3,18%, à 3.986,16 dollars l’once, sous le seuil des 4.000 dollars pour la première fois depuis novembre.

En parallèle, la devise japonaise reste sous pression, perdant 0,15% face au billet vert à 161,79 yens pour un dollar.

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