Le dollar profite toujours des perspectives de hausse des taux de la Fed

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Vers 19h50, le billet vert prend 0,42% à la monnaie unique européenne, à 1,1381 dollar pour un euro, un plus haut depuis environ un an.

Le dollar grimpe mardi, poussé par la perspective d’un resserrement monétaire aux Etats-Unis et par son statut de valeur refuge, tandis que la livre souffre d’une activité à la peine au Royaume-Uni.

Vers 17H50 GMT, le billet vert prenait 0,42% à la monnaie unique européenne, à 1,1381 dollar pour un euro, un plus haut depuis environ un an.

Il gagnait aussi 0,45% face à la devise britannique, à 1,3190 dollar pour une livre sterling.

«Le dollar conserve une tendance haussière (...) suite à l’orientation restrictive adoptée par la Réserve fédérale (Fed, ndlr) lors de sa réunion de politique monétaire» la semaine passée, remarquent les analystes de Scotiabank.

Les cambistes estiment que l’institution pourrait relever ses taux dès septembre, selon l’outil de veille CME Fedwatch, pour calmer la hausse des prix aux Etats-Unis.

Dans ce contexte, ils se préparent à accueillir jeudi l’indice américain PCE pour le mois de mai. Jauge d’inflation privilégiée par la Fed, il est attendu en hausse.

Le dollar profite aussi de son statut de valeur refuge face à «la chute des valeurs technologiques» sur les marchés boursiers et «aux signaux contradictoires émanant des négociations de paix entre les États-Unis et l’Iran.»

Téhéran a refusé mardi l’accès à ce stade d’inspecteurs nucléaires à ses sites bombardés alors que Donald Trump a assuré que l’Iran acceptait des inspections, nouveau possible point d’achoppement entre les deux pays.

En parallèle, l’activité britannique s’est contractée davantage en juin, à 49,4 points, contre 49,7 points en mai, un plus bas depuis plus de trois ans, selon l’indice PMI Flash pour le Royaume-Uni.

Ces chiffres ont «suscité une légère déception» chez les cambistes, notent les experts de Scotiabank.

«Cette situation fragilise les perspectives économiques du pays, laissant peu de marge d’erreur pour les mois à venir», souligne Harry Woolman, de Validus Risk Management.

La veille, la livre n’a pas été plombée par la démission du Premier ministre Keir Starmer, ouvrant la voie vers Downing Street à son rival Andy Burnham.

Cela s’explique notamment, selon M. Woolman, par «l’engagement de M. Burnham à respecter les règles budgétaires strictes», ce qui «a rassuré les investisseurs».

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