Le dollar perd un peu de terrain lundi, les investisseurs demeurant peu convaincus que le regain de tensions au Moyen-Orient se révélera durable, et à l’orée d’une semaine riche en évènements économiques.
«Les marchés semblent incertains face à la nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran», commente Francesco Pesole, d’ING.
Malgré le protocole d’accord signé le 17 juin, les deux pays ont échangé des frappes ces derniers jours en s’accusant mutuellement de violer leur cessez-le-feu, avec le contrôle d’Ormuz au coeur des tensions.
De tels développements pourraient enfler les prix des hydrocarbures, ce qui profiterait au dollar, devise dans laquelle nombre de produits pétroliers sont libellés.
Mais l’analyste constate que «malgré les frappes militaires échangées, le pétrole n’a pas connu de rebond significatif, les investisseurs restant fidèles à leur optimisme» sur une résolution du conflit.
Vers 10h15 GMT (12h15 à Paris), le billet vert perdait 0,17% face à la monnaie européenne, à 1,1404 dollar pour un euro, et 0,11% face à la livre, mais grappillait 0,09% à la devise japonaise, à 161,89 yens pour un dollar.
Le forum des banquiers centraux organisé à partir de lundi par la Banque centrale européenne (BCE) à Sintra, au Portugal, donnera lieu à un panel particulièrement attendu mercredi auquel prendra part le nouveau président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Kevin Warsh.
Ce dernier s’est récemment opposé à prodiguer aux marchés des orientations sur quels développements pourraient amener la Fed à relever ses taux à l’avenir, «de sorte que la volatilité autour des principales publications économiques pourrait augmenter», estime Kathleen Brooks, de XTB.
Plusieurs indicateurs concernant le mois de juin sont en effet attendus cette semaine, au premier lieu desquels l’inflation en zone euro et l’enquête mensuelle sur les créations d’emplois dans le secteur privé aux Etats-Unis par ADP et Stanford Lab mercredi. Jeudi, suivra le rapport sur l’emploi du ministère du Travail américain.
En toile de fond, les perspectives de hausses des taux américaines continuaient de plomber l’or, qui chutait de 1,30%, à 4.035,60 dollars l’once.
Au Royaume-Uni, Andy Burnham, favori pour succéder à Keir Starmer à Downing Street, doit prononcer lundi son premier discours politique majeur depuis l’annonce de la démission du Premier ministre la semaine dernière.
Celui qui se définit comme un «socialiste pro-entreprises», s’est engagé à respecter les règles budgétaires fixées par l’actuelle ministre des Finances, Rachel Reeves.
«C’est pourquoi sa première semaine comme nouveau député n’a pas effrayé le marché obligataire», constate Mme Brooks.