Le dollar progresse avant des données sur l’emploi et la Fed

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Vers 12h05 à Paris, le billet vert prenait 0,30% face à la monnaie européenne, à 1,1388 dollar pour un euro, et 0,10% à la devise japonaise, à 162,73 yens pour un dollar.

Le dollar avance mercredi, avant des données sur l’emploi américain ces prochains jours qui pourraient corroborer de bons chiffres de la veille, et une prise de parole du président de la Réserve fédérale (Fed) susceptible de pointer vers de futures hausses de taux.

Le rapport JOLTS, publié mardi, est ressorti au-dessus des attentes, avec 7,59 millions d’emplois créés en mai aux Etats-Unis.

Les cambistes scruteront l’enquête mensuelle sur les créations d’emplois dans le secteur privé aux Etats-Unis par ADP et Stanford Lab attendu plus tard dans la séance, et le rapport sur l’emploi du ministère du Travail américain prévu jeudi.

Le patron de la Fed, Kevin Warsh, doit aussi s’exprimer mercredi au sein d’un panel de banquiers centraux organisé par la Banque centrale européenne (BCE) à Sintra, au Portugal.

«Un discours offensif de Warsh et un rapport solide sur l’emploi» pourraient continuer de soutenir le dollar, qui monte en anticipation, estime Kathleen Brooks, analyste chez XTB.

Vers 10h05 GMT (12h05 à Paris), le billet vert prenait 0,30% face à la monnaie européenne, à 1,1388 dollar pour un euro, et 0,10% à la devise japonaise, à 162,73 yens pour un dollar.

Tokyo, qui avait déjà dépensé l’équivalent de 11.700 milliards de yens (63 milliards d’euros) en mai pour soutenir sa monnaie, avec un impact très éphémère, s’est dit prêt mardi «à prendre les mesures appropriées si nécessaire».

Si «la lenteur du resserrement monétaire maintient artificiellement les rendements obligataires à un niveau bas», ce qui plombe la monnaie nippone, «la menace d’une intervention a empêché une chute désordonnée du yen», résume Mme Brooks.

Dans la zone euro, la hausse des prix à la consommation a décéléré en juin dans le sillage du ralentissement des prix de l’énergie, retombant à 2,8% sur un an, contre 3,2% le mois précédent, selon des données officielles dévoilées mercredi.

L’accélération de l’inflation avait incité la Banque centrale européenne à relever ses taux d’intérêt en juin pour la première fois depuis près de 3 ans.

Si une nouvelle hausse de taux cette année n’est pas à exclure, «les décideurs savent qu’il n’y a pas lieu de céder à la panique» désormais, estime Joe Nellis, économiste chez MHA.

Selon lui, «compte tenu de la faiblesse de l’économie et du caractère gérable de l’inflation, la BCE se gardera d’adopter une orientation de politique monétaire nettement plus restrictive».

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