Le commerce de détail à la peine en janvier

AWP

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Ajustée du renchérissement (réel), la contraction a atteint 0,5%, indique lundi l’Office fédéral de la statistique (OFS).

Le début d’année s’est révélé compliqué pour le commerce de détail, dont les chiffres d’affaires ont reculé en janvier de 0,9% sur un an, en termes nominaux et corrigés des jours ouvrables et fériés. Ajustée du renchérissement (réel), la contraction a atteint 0,5%, indique lundi l’Office fédéral de la statistique (OFS).

L’OFS a constaté deux tendances contradictoires en janvier. Les ventes de denrées alimentaires, boissons et tabac ont augmenté de 13,7% en termes nominaux (+13,9% en réel), tandis que le non-alimentaire a accusé un recul de 10,4% (-10,1%).

Les restrictions liées à la pandémie de Covid-19 ont pesé sur la branche «autres biens», composée de l’habillement, la pharmacie, l’horlogerie et la bijouterie, avec des replis de 19,2% et 18,9% respectivement en termes nominaux et réels, précise le communiqué. Les segments «biens culturels et de loisirs en magasin spécialisé» et «autres équipements en magasin spécialisé» ont également souffert.

La forte demande en matériel informatique a soutenu cette branche, dont les chiffres d’affaires ont bondi de 32,3% en nominal et même de 41,0% en réel. Le segment «marchés, envoi et commerce sur Internet» a vu ses ventes gonfler de plus d’un cinquième.

Corrigés de l’effet des jours ouvrables et des jours fériés, les chiffres d’affaires du commerce de détail, exception faite des stations-service, ont crû de 1,0% (+1,3% en réel). Les stations-services ont subi une chute de leurs ventes de l’ordre de 22% (-16,4%).

Par rapport à décembre et corrigés des effets saisonniers, les chiffres d’affaires du commerce de détail se sont tassés de 4,9%. La baisse mensuelle en termes réels atteint 5,3%.

Sans les stations service, la contraction est légèrement plus marquée en comparaison mensuelle, soit -5,1% en nominal et -5,5% en réel. Sur un mois, les chiffres d’affaires dans l’alimentaire ont fléchi de 1,2% (-0,9% en réel), tandis qu’un plongeon de 11% (-11,6%) est constaté pour le non-alimentaire.

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