La livre britannique stable après la nomination surprise de John Healey

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Vers 11h00, la livre perdait 0,01% face au billet vert, à 1,3430 dollar pour une livre, et 0,07% face à la monnaie unique européenne, à 85,04 pence pour un euro.

La monnaie britannique demeurait stable mardi après la nomination surprise de John Healey au poste de ministre des Finances dans le gouvernement du nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham.

Vers 11h00, la livre perdait 0,01% face au billet vert, à 1,3430 dollar pour une livre, et 0,07% face à la monnaie unique européenne, à 85,04 pence pour un euro. «Compte tenu de la réaction limitée de la livre sterling, Healey n’est probablement pas perçu comme très différent» de Shabana Mahmood, qui était pressentie pour le poste, explique Francesco Pesole d’ING.

Le marché estime que «Burnham jouera un rôle central dans l’élaboration de la politique économique», souligne l’analyste. Le nouveau Premier ministre avait un peu inquiété le marché de la dette britannique lundi en parlant de la «flexibilité» permise par les règles d’équilibre budgétaire du gouvernement. Mais le marché s’est un peu calmé mardi alors que John Healey est perçu comme «une personne fiable», affirme Dan Coatsworth, analyste chez AJ Bell.

La devise britannique est également stabilisée par «quelques chiffres plutôt corrects sur le marché de l’emploi», souligne M. Pesole. Par ailleurs, le président américain Donald Trump a signé lundi un décret imposant 50% de droits de douane supplémentaires sur plusieurs produits canadiens.

Ces nouvelles taxes, qui doivent entrer en vigueur dans un mois, s’appliqueront à des produits aussi variés que le vin, les crosses de hockey ou encore le ciment. En réaction, le dollar canadien a perdu un peu de terrain lundi face au billet vert mais restait presque inchangé mardi, grappillant 0,03% à 0,7110 pour un dollar américain.

«Compte tenu de la multitude de menaces proférées par Donald Trump ces derniers mois - qui n’ont d’ailleurs pas toutes été mises à exécution -, la réaction mesurée paraît pour l’instant raisonnable», explique Volkmar Baur de Commerzbank. Cette question va cependant «dominer l’actualité entourant le dollar canadien dans les prochaines semaines», précise l’analyste.

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