La livre peu enthousiasmée par le nouveau ministre britannique des Finances

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Vers 20h10, la devise britannique recule de 0,12% face au billet vert, à 1,3436 dollar pour une livre, et grappille 0,07% à la monnaie unique européenne, à 84,97 pence pour un euro.

La livre sterling est en petite baisse lundi, la nomination surprise de John Healey au poste de ministre des Finances du pays n’ayant pas chamboulé les cambistes, qui attendent d’en savoir plus sur sa future politique.

Le travailliste Andy Burnham est devenu lundi le septième premier ministre britannique depuis le référendum sur le Brexit en 2016.

Chargé par le roi Charles III de former un nouveau gouvernement, M. Burnham a notamment désigné John Healey - ancien ministre de la Défense de Keir Starmer - pour devenir Chancelier de l’Echiquier.

L’annonce a pris de court les analystes, qui s’attendaient plutôt à l’arrivée de Shabana Mahmood, finalement maintenue comme ministre de l’Intérieur.

Mais l’impact est resté mesuré du côté des changes. Tout juste la livre est-elle parvenue à s’écarter de ses plus bas du jour.

Vers 18H10 GMT, la devise britannique reculait de 0,12% face au billet vert, à 1,3436 dollar pour une livre, et grappillait 0,07% à la monnaie unique européenne, à 84,97 pence pour un euro.

La livre avait déjà intégré de nombreuses informations haussières, de quoi «limiter son potentiel» de rebond, avait estimé en début de journée Lee Hardman, analyste à MUFG.

Pour les experts de Monex USA, «le budget d’automne, généralement publié en novembre, permettra de mieux cerner l’orientation de la politique budgétaire de Burnham; d’ici là, l’évolution du cours de la livre sterling devrait être influencée par des facteurs plus concrets, tels que la croissance économique».

Le billet vert reprenait pour sa part un peu de terrain à la monnaie unique européenne, à 1,1416 dollar pour un euro (+0,20%).

Les économies du Vieux Continent sont plus sensibles à la remontée des cours du pétrole provoquée par le retour des hostilités au Moyen-Orient.

La Banque centrale européenne (BCE) se réunit cette semaine mais Antonio Ruggiero, de la plateforme Convera, «doute» que cela «donne une impulsion significative à l’euro».

«Compte tenu d’un contexte géopolitique qui reste très incertain, Mme Lagarde (présidente de la BCE, NDLR) devrait privilégier la préservation de la flexibilité et le maintien d’une liberté d’action totale», note-t-il.

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