Léger rebond des métaux industriels

AWP

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Le cuivre, l'aluminium et le nickel se sont repris tandis que le plomb, l'étain et le zinc se sont inscrits en baisse.

Les prix des métaux de base échangés sur le London Metal Exchange (LME) ont rebondi, le marché restant cependant prudent alors que les tensions commerciales pèsent sur le moral des investisseurs.

Le cuivre, l'aluminium et le nickel se sont repris tandis que le plomb, l'étain et le zinc se sont inscrits en baisse.

«Les métaux de base souffrent de l'intensité des tensions commerciales ainsi que de la faiblesse du yuan», ont expliqué les analystes de Morgan Stanley en début de semaine.

Comme la Chine est le plus grand importateur de métaux de base au monde mais que le prix de ceux-ci sur le LME est fixé en dollar, l'affaiblissement du yuan pèse sur la demande puisque les investisseurs les plus gourmands perdent en pouvoir d'achat.

Pékin a annoncé mercredi que le pays imposerait des droits de douane de 25% visant 16 milliards de dollars supplémentaires de produits américains, conformément à sa promesse de riposter face aux dernières taxes américaines sur ses produits.

Importations chinoises de cuivre

En revanche, la demande industrielle chinoise ne semble pas particulièrement affectée, à en croire les données des douanes chinoises pour le mois de juillet.

Les importations chinoises de cuivre ont atteint 452.000 tonnes en juillet, contre 448.000 tonnes en juin et contre 390.000 en juillet 2017.

Surtout, les demandes de cuivre et de minerai de cuivre représentent 1,85 million de tonnes, une hausse de 32,1 par rapport au même mois l'année précédente, ont souligné les analystes de Barclays.

«La montée en puissance des fonderies chinoises a dopé la demande pour le minerai», ont-ils commenté.

«Le volume d'importation de matières premières de la Chine a rebondi en juillet, mais risque de ne pas rester si élevé toute l'année», ont cependant estimé les analystes de Capital Economics, qui jugent que la croissance chinoise va reculer au fil des mois.

L'aluminium, entre Russie et Australie

L'aluminium a pour sa part rebondi pour atteindre jeudi 2.147,50 dollars, à son plus haut niveau depuis près d'un mois et demi.

«L'aluminium a profité de la fermeture de plusieurs usines en Australie ainsi que de la persistance des inquiétudes autour des sanctions américaines sur la Russie», ont commenté les analystes de Capital Economics.

Washington vise en effet le géant russe de l'aluminium Rusal depuis avril. Les Etats-Unis ont annoncé jeudi de nouvelles sanctions économiques visant la Russie en lien avec l'empoisonnement d'un ex-espion russe à l'agent innervant Novitchok au Royaume-Uni, et évoqué la possibilité d'une deuxième vague de sanctions «draconiennes» dans le futur.

Quant à l'Australie, «certains observateurs du marché soulignent qu'une grève à durée indéterminée immobilise trois raffineries d'alumine et deux mines de bauxite», ont expliqué les analystes de Commerzbank.

Ces deux matériaux sont les matières premières nécessaires à la création d'aluminium.

Sur le LME, la tonne de cuivre pour livraison dans trois mois s'échangeait à 6.181,50 dollars vendredi à 15H20 GMT, contre 6.147 dollars le vendredi précédent à 14H00 GMT.

L'aluminium valait 2.102 dollars la tonne, contre 2.037 dollars.

Le plomb valait 2.098,50 dollars la tonne, contre 2.120 dollars.

L'étain valait 19.500 dollars la tonne, contre 19.715 dollars.

Le nickel valait 13.785 dollars la tonne, contre 13.400 dollars.

Le zinc valait 2.553 dollars la tonne, contre 2.608,50 dollars.

 

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