Allemagne: l’accélération de l’inflation confirmée en février

AWP

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Sur un mois, l’indice des prix s’établit à 0,7%. Cette hausse s’explique notamment par la fin de la baisse de TVA, décidée en juin dernier par le gouvernement allemand pour stimuler la demande.

La hausse des prix a bien accéléré en février en Allemagne, s’établissant à 1,3% sur un an, dans un contexte de crainte du retour de l’inflation, selon des chiffres définitifs publiés vendredi.Le renchérissement a atteint un plus haut depuis mars 2020, après six mois de baisse entre juin et décembre, a confirmé vendredi l’office des statistiques Destatis.

Sur un mois, l’indice des prix s’établit à 0,7%. Cette hausse s’explique notamment par la fin de la baisse de TVA, décidée en juin dernier par le gouvernement allemand pour stimuler la demande, après la première vague de Covid-19.

L’inflation a été tirée par la hausse des prix de l’énergie à 0,3% sur un an, après des mois de forte baisse. Le prix du carburant (+2,4%), du gaz (+2,1%) et du fuel domestique (+1,1%) ont particulièrement grimpé, en raison de l’instauration en début d’année d’une taxe carbone par le gouvernement allemand, selon Destatis.

La hausse des prix des denrées alimentaires a ralenti, à 1,4%, contre 2,2% le mois dernier. Celui des produits carnés a grimpé (+1,9%), tout comme celui des fruits (+1,0%). Celui des légumes est resté stable (+0,1%).

L’indice des prix à la consommation harmonisé, qui sert de référence au niveau européen, affiche de son côté une hausse de 1,6%, au même niveau qu’en janvier. Ce score s’approche, mais reste en deçà de l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE) d’une inflation «proche mais inférieure à 2%» dans la zone euro.

Reste que les inquiétudes liées à la flambée des prix grandissent en Allemagne, pays traditionnellement allergique à l’inflation. D’autant que la perspective d’une réouverture prochaine de l’économie fait craindre la surchauffe dans certains secteurs.

L’inflation a grimpé à 0,9% en janvier et février en zone euro, dépassant les attentes et alimentant les craintes d’une surchauffe des prix. Mais la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde a tenu à rassurer jeudi, à l’issue de la réunion de politique monétaire de l’institution.

Cette hausse est «principalement en raison de certains facteurs transitoires», a-t-elle relevé, estimant que «ces facteurs devraient s’estomper (...) au début de l’année prochaine».

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