Tokyo chute et repasse sous les 22’000 points

AWP

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Le Nikkei termine sur une glissade de 2,82% à 21’710,00 points, marquant sa sixième séance de repli d’affilée, une série inédite depuis plus d’un an.

La Bourse de Tokyo a chuté vendredi, effrayée par un nouveau record de contaminations au COVID-19 dans la capitale japonaise et malmenée par l’appréciation du yen, son indice vedette Nikkei tombant sous les 22’000 points, une première depuis un mois.

Le Nikkei a terminé sur une glissade de 2,82% à 21’710,00 points (-629,23 points). Il s’agissait par ailleurs de sa sixième séance de repli d’affilée: l’indice n’avait plus connue une série négative aussi longue depuis mai 2019.

Sur l’ensemble de la semaine écoulée, le Nikkei a dégringolé de 4,6%. L’indice élargi Topix de son côté a également lâché 2,82% à 1’496,06 points vendredi.

La Bourse de Tokyo avait été mal orientée dès le début des échanges, refroidie par l’ampleur de la chute du produit intérieur brut (PIB) américain sur la période avril-juin (-9,5% sur un an), une deuxième hausse hebdomadaire d’affilée du chômage aux Etats-Unis et un dollar s’installant nettement en-dessous des 105 yens.

Ses pertes se sont accélérées en fin de matinée face à la progression constante de la pandémie au Japon, avec un nouveau record de nouveaux cas quotidiens de coronavirus à Tokyo (463 cas) confirmé par les autorités locales.

«Des facteurs négatifs pèsent de plus en plus, comme le yen fort» - un mouvement de change pénalisant les valeurs exportatrices japonaises - et «des infections record à Tokyo», a commenté auprès de l’AFP Shinichi Yamamoto, courtier chez Okasan Securities.

Du côté des valeurs

PANASONIC EN CHUTE LIBRE: le cours de l’action Panasonic s’est effondré de 13,29% à 900 yens. Le géant nippon de l’électronique a publié jeudi des résultats trimestriels en forte baisse à cause de la pandémie, et a livré des prévisions annuelles inférieures aux attentes du marché.

HITACHI SAUVE LES MEUBLES: le titre Hitachi a décliné de seulement 1,04% à 3.128 yens. Malgré un trimestre écoulé difficile, également à cause de la pandémie, le conglomérat industriel s’est montré plutôt confiant pour 2020/21, confirmant ses prévisions de bénéfices net et opérationnel et relevant sa perspective de chiffre d’affaires, à la faveur de la consolidation dans ses comptes des réseaux électriques du groupe helvético-suédois ABB depuis le 1er juillet.

Du côté des devises et du pétrole

Valeur refuge des investisseurs, le yen continuait à s’apprécier face au dollar, toujours affaibli par la chute du PIB américain, à raison d’un dollar pour 104,37 yens vers 06H30 GMT, contre 104,73 yens jeudi à 21H00 GMT.

La monnaie japonaise était en revanche quasi stable face à l’euro, lequel valait 124,04 yens contre 124,07 yens la veille.

La monnaie européenne progressait encore face au billet vert, à raison d’un euro pour 1,1883 dollar contre 1,1847 dollar la veille.

Les cours du pétrole regagnaient du terrain vendredi en Asie, après avoir connu un sérieux accès de faiblesse la veille: vers 06H00 GMT le prix du baril de brut américain WTI prenait 0,95% à 40,30 dollars et celui du baril de Brent londonien gagnait 0,37% à 43,10 dollars.

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