Les marchés européens sans élan après la Fed

AWP

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L’essentiel des Bourses européennes a terminé en baisse, dont Paris qui a fini à -0,69%, Francfort à -0,36% et Londres à -0,47%.

Les Bourses européennes ont terminé sans impulsion jeudi, le manque d’annonces de la Réserve fédérale américaine ayant pesé sur la séance.

L’essentiel des Bourses européennes a terminé en baisse, dont Paris qui a fini à -0,69%, Francfort à -0,36% et Londres à -0,47%.

La réunion du comité monétaire de la Fed, qui s’est conclue mercredi, «a manqué de concret» et a donc donné l’impression que le statu quo allait «rester jusqu’au résultat de l’élection présidentielle américaine», prévue le 3 novembre, note Mikael Jacoby, responsable du courtage Europe continentale à Oddo BHF.

Le président de l’institution monétaire Jerome Powell a aussi souligné que le retour à la situation du début d’année 2020 était encore loin.

Il a par conséquent confirmé que les taux devraient rester au moins jusqu’en 2023 dans une fourchette entre 0 et 0,25%, au niveau plancher où l’institution les avait abaissés en urgence en mars.

Les marchés américains étaient aussi sur la défensive, notamment l’indice technologique Nasdaq qui perdait plus de 2% peu après la fermeture des Bourses européennes.

Élément supplémentaire ayant pesé sur la tendance, l’inquiétude de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur le niveau de transmission du Covid-19 «alarmant» en Europe, pointe Michael Hewson, analyste de CMC Markets.

Les mesures mises en place pour lutter contre la propagation du virus risquent de peser sur «la résilience de la reprise économique depuis l’allègement des restrictions», explique-t-il.

Le marché des taux d’intérêt souverains de la zone euro a également peu réagi à la réunion de la Fed, ainsi qu’à la possibilité laissée ouverte par la Banque d’Angleterre (BoE) d’abaisser ses taux en dessous de zéro. Il a continué à se détendre légèrement pour la France et l’Allemagne.

Les foncières dégringolent

La foncière Unibail-Rodamco-Westfield s’est approchée de son plus bas niveau de l’année en séance, et a perdu finalement 10,02% à 35,99 euros. L’entreprise a confirmé mercredi une augmentation de capital de 3,5 milliards d’euros. Les rumeurs autour d’une opération de ce genre ont augmenté la volatilité de l’action depuis plusieurs semaines.

«Une fois l’augmentation en capital effectuée, les investisseurs auront davantage envie de se positionner sur le titre. Mais ça va prendre du temps», note M. Jacoby.

Dans son sillage, Klépierre a perdu également 7,98% à 12,62 euros, tandis que Mercialys a cédé 2,61% à 5,42 euros.

LES BANQUES SOUS PRESSION

En Angleterre, les valeurs bancaires ont souffert de la perspective de taux très bas dans le monde, voire négatifs bientôt pour la BoE, ce qui est de nature à réduire les marges réalisées sur les prêts. HSBC a perdu 1,96% à 310,80 pence et NatWest (ex-RBS) 2,96% à 100,05 pence.

Ailleurs en Europe, la Fed a aussi pesé: Crédit agricole a perdu 1,04% à 8,36 euros et BNP 0,80% à 35,43 euros.

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