Les marchés européens sans tendance

AWP

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Londres, porté par la baisse de la livre et un accord commercial britannico-japonais, a fini en hausse de 0,48%. Paris a progressé de 0,20%, Francfort a perdu 0,05% et Madrid a fini à -0,80%.

Les marchés européens ont fini en ordre dispersé mais autour de l’équilibre vendredi, au terme d’une séance sans nouvelle significative.

Londres, porté par la baisse de la livre et un accord commercial britannico-japonais, a fini en hausse de 0,48%. Paris a progressé de 0,20%, Francfort a perdu 0,05% et Madrid a fini à -0,80%. A Zurich, le SMI a gagné 0,50%.

Les échanges «ont été modérés en Europe en raison de l’absence de nouvelle importante», note David Madden, analyste de CMC Markets. Selon lui, la baisse de la volatilité sur les valeurs technologiques américaines, dont la dégringolade de la semaine passée semble un peu apaisée, a aussi «calmé» l’autre côté de l’Atlantique.

Après un nouvel épisode de baisse jeudi, l’indice technologique Nasdaq avait ouvert en hausse mais perdait 0,88% à 18H40 (16H40 GMT). L’indice élargi S&P 500 reculait de 0,08% et le Dow Jones gagnait 0,39%.

Les marchés européens sont restés sur la tendance de jeudi, où les annonces de la Banque centrale européenne les avaient laissés sans réaction.

Il faut dire que celles-ci étaient «en ligne avec ce qui était attendu», souligne Andrea Tuéni, analyste chez Saxo Banque.

Sur le dossier chaud de l’euro, «on n’a pas eu beaucoup de nouveaux éléments», explique le spécialiste. La BCE a assuré «surveiller attentivement» la situation pour éviter que l’euro ne monte trop.

La semaine prochaine, ce sera au tour de la Réserve fédérale américaine de se réunir.

Les prises de risques sont aussi limitées par les inquiétudes sur «le Brexit et les négociations au Congrès américain au sujet d’un plan de relance», pointe M. Tuéni.

Sur le marché de la dette, les taux français et allemands ont sensiblement reculé, entraînant les taux espagnols et italiens.

La Bourse de Milan attire les convoitises

LES PRÉTENDANTS A LA BOURSE DE MILAN SE DÉVOILENT

L’opérateur boursier paneuropéen Euronext (+1,70% à 101,70 euros), qui gère notamment la place de Paris, a officialisé vendredi des négociations pour racheter la Bourse de Milan au London Stock Exchange Group (+1,96% à 9.064 pence), en association avec la Caisse des dépôts italienne. La Deutsche Börse (+1,76% à 153,55 euros) a fait savoir après la clôture qu’elle était également sur les rangs.

LE LUXE GRIMPE

Le secteur du luxe faisait l’objet d’un intérêt spéculatif de la part des investisseurs après le mariage avorté entre le géant du luxe français LVMH et le joaillier américain Tiffany.

A Paris, il a occupé les trois premières places de l’indice avec LVMH, qui a bondi de 3,03% à 416,60 euros, Kering de 2% à 570,60 euros et Hermès, qui progresse de 1,36% à 743,20 euros.

A Londres, Burberry a lui aussi pris 3,71% à 1.550,00 pence. En Suisse, Richemont est monté de 2,93% à 65,98 francs suisses.

ALTICE BONDIT A AMSTERDAM

A la Bourse d’Amsterdam, Altice Europe bondissait de 24,39% à 4,13 euros alors que le milliardaire Patrick Drahi veut racheter le solde du capital du groupe de télécoms et de médias et le retirer de la Bourse des Pays-Bas.

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