Les marchés européens retrouvent les sueurs froides du COVID-19

AWP

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L’indice CAC 40 à Paris a abandonné 0,64% tandis que Francfort a lâché 0,91% et Londres 0,53%.

Les Bourses européennes ont reculé mardi, prises par les craintes liées à l’augmentation des cas de COVID-19 sur le Vieux continent et les restrictions qui se multiplient pour tenter d’endiguer la pandémie.

L’indice CAC 40 à Paris a abandonné 0,64% tandis que Francfort a lâché 0,91% et Londres 0,53%.

Outre-Atlantique, vers 18H30 (16H30 GMT), le Dow Jones perdait 0,42%, le S&P 500 0,39%, pendant que le Nasdaq gagnait 0,19%.

«L’Europe est focalisée sur les nouvelles restrictions que les Etats sont en train d’imposer, et par ricochet sur un potentiel quatrième trimestre nettement moins bon qu’attendu» économiquement, observe Philippe Cohen, gérant à Kiplink.

Des mesures plus strictes sont attendues en France à l’issue d’une allocution du président Emmanuel Macon mercredi. L’Italie et l’Allemagne ont déjà resserré la vis, et Madrid est partiellement bouclée.

De quoi faire craindre de nouvelles conséquences très lourdes pour l’économie mondiale.

Selon des prévisions du Fonds monétaire international (FMI) mardi, la récession mondiale va être moins sévère que prévu en 2020, de -4,4%, mais la reprise s’essouffle déjà. «L’ascension sera probablement longue, inégale et incertaine», a résumé son économiste en chef, Gita Gopinath.

D’autant qu’une mauvaise nouvelle sur le front des vaccins a un peu refroidi les espoirs des investisseurs: le géant pharmaceutique américain Johnson & Johnson a suspendu temporairement son essai clinique pour un vaccin contre le COVID-19 après la maladie inopinée d’un participant.

La pandémie a fait plus de 1,081 million de morts dans le monde depuis fin décembre, selon un bilan établi par l’AFP mardi à 11H00 GMT. Quelque 37,9 millions de cas ont été officiellement comptabilisés.

«L’absence de progrès aux Etats-Unis sur un plan de relance n’aide pas non plus», signale David Madden, analyste pour CMC Markets UK, au moment où démocrates et républicains sont focalisés sur l’élection présidentielle de novembre.

Sur le marché obligataire, la dette à dix ans des principaux pays de la zone euro a légèrement reculé, celle de la France évoluant à -0,30%, celle de l’Allemagne à -0,56%, celle de l’Italie à 0,66% et celle de l’Espagne à 0,14%.

LES BANQUES CHUTENT

Parmi les valeurs les plus touchées mardi, les bancaires, très sensibles à la conjoncture économique, ont fini lanternes rouges de l’indice parisien, Crédit Agricole perdant 3,79% à 7,42 euros, Société Générale 3,95% à 12,21 euros et BNP Paribas 4,07% à 32,18 euros.

En Allemagne, le parquet de Francfort a par ailleurs infligé mardi une amende de 13,5 millions d’euros contre la Deutsche Bank (-0,94% à 7,79 euros), en raison de ses liens avec la banque danoise Danske Bank, plongée dans un vaste scandale d’argent sale depuis deux ans.

L’AERIEN SOUFFRE

Airbus a reculé de 3,50% à 63,68 euros après la signature d’un accord entre les syndicats et la direction sur un plan de sauvegarde de l’emploi.

L’avionneur a été affecté, comme les autres valeurs du secteur aérien, par les craintes liées à la pandémie: ADP a chuté de 4,40% à 81,50 euros et Air France-KLM de 4,31% à 2,98 euros. A Londres, les compagnies aériennes IAG et Easyjet ont cédé respectivement 4,06% à 97,62 pence et 2,61% à 484,90 pence.

Les indices en bref

Francfort-Dax-0,91%13.018,99 points
Paris CAC 40-0,64%4.947,61 points
Londres FTSE 100-0,53%5.969,71 points
Zurich-SMI-0,27%10.336,36 points
Madrid-IBEX35-1,09%6.875,20 points
Amsterdam-AEX+0,03%572,47 points
Bruxelles - Bel 20-1,92%3.320,47 points
Lisbonne-PSI 20+0,90%4.285,52 points
Milan-FTSE MIB+0,81%19.558,69 points

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