Le pétrole baisse avec des flux plus importants en provenance du Golfe

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Vers 11h40, le Brent affiche un recul de 1,78% à 75,71 dollars et le WTI une perte de 1,79% à 71,90 dollars.

Les cours du pétrole sont en baisse mercredi, le marché étant rassuré par la reprise progressive du trafic dans le détroit d’Ormuz et par les nombreuses initiatives portant à augmenter rapidement l’offre de brut.

Vers 09H40 GMT (11H40 HEC), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, perdait 1,78% à 75,71 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, chutait de 1,79% à 71,90 dollars.

Les passages de navires à travers le détroit d’Ormuz ont augmenté depuis la signature du protocole d’accord entre les Etats-Unis et l’Iran, bien que le flux reste inférieur à celui d’avant-guerre, selon les données de Kpler.

Mardi, l’agence maritime de l’ONU a notamment annoncé le début de son plan pour évacuer les marins et les navires bloqués dans le détroit d’Ormuz, en précisant avoir obtenu les «garanties de sécurité nécessaires».

«Les estimations indiquent qu’environ 6 à 7 millions de barils par jour de pétrole ont transité par le détroit ces derniers jours», affirment les analystes d’ING.

C’est encore loin des près de 20 millions de barils par jour qui y transitaient avant le début de la guerre au Moyen-Orient, mais depuis, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont considérablement augmenté leurs exportations d’or noir via des pipelines et des ports permettant de contourner le détroit d’Ormuz.

D’autres facteurs jouent en faveur de la baisse des cours comme la levée des sanctions américaines sur les exportations d’hydrocarbures iraniens pendant une période de 60 jours, les flux provenant des réserves stratégiques, et la demande chinoise qui demeure plus faible qu’avant la guerre.

Les facteurs haussiers «ont été relégués à l’arrière-plan», estime Tamas Varga, analyste chez PVM, selon qui la chute des réserves de pétrole dans le monde devrait être bien plus favorable aux prix.

Par ailleurs, «en Russie, les inquiétudes concernant l’approvisionnement en produits raffinés continuent de s’accentuer sur fond d’attaques ukrainiennes persistantes contre les infrastructures énergétiques russes», soulignent les analystes d’ING.

Moscou a déjà imposé des restrictions à l’exportation d’essence et de kérosène, et le gouvernement «envisagerait désormais d’interdire les exportations de diesel», ce qui «a augmenté l’écart de prix entre le diesel et le Brent» mardi, précisent-ils.

Le diesel, en temps normal déjà plus cher que le brut, est donc encore plus coûteux en comparaison.

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